‹ Histoire de la RestaurationChapitre 39 sur 325 · I. M. Oc Vitrolle» dans m's Jft ‘moires inédit · texte numérisé non relu

I. M. Oc Vitrolle» dans m's Jft ‘moires inédit

BF.TOin DE I. II.E d’ELBE.

choisit pour souiller notre sol de son odieuse présence ! Que veut-il de nous? Quels droits peut-il prétendre, lui dont la tyrannie nous aurait affranchis de tous les devoirs, et qui, d’ailleurs, par son abdication, a relevé les plus scrupuleux de leurs serments? Faut-il donc incendier une seconde fois l’univers pour appeler une seconde fois l’univers sur la France? »

Toutes les adresses, toutes les proclamations étaient rédigées dans cet ordre d’idées et sur ce ton un peu déclamatoire, qui est celui de la passion. Toutes exprimaient ces sentiments de surprise et de colère que faisait éprouver la conscience du péril auquel cette aventure exposait la tranquillité générale et la sécurité de chacun. Les adresses de la Cour de cassation, de la Cour des comptes, de la Cour royale portaient la trace des mêmes sentiments.

Le général Dessolcs, major général des gardes nationales de France et commandant en chef de la garde nationale de Paris, publiait le 8 mars un ordre du jour dont le ton était aussi vif : « llonaparte en France, disait-il, n’est plus aujourd'hui qu’un aventurier. Soit que les mesures adoptées au congrès de Vienne pour assurer la paix de l’Europe , en éloignant davantage le seul homme qui eût intérêt à la troubler, aient jeté ce même homme dans une entreprise désespérée, soit que des intelligences criminelles l’aient flatté de l’appui de quelques traîtres, ses partisans mêmes le connaissent et le serviront moins par affection qu’en haine ou en défiance du gouvernement établi. » Puis venaient les mêmes idées qu’avait exprimées le corps municipal sur la tranquillité de la France merveilleusement rétablie et criminellement troublée, et l'ordre du jour se terminait par ces mots : « Le Roi , la patrie et la Charte, voici les seuls cris de ralliement des Français. »

Le même jour, le maréchal Soult , ministre de la guerre, parlait à l’armée le même langage dans une proclamation qui, isolée des autres documents du temps et placée hors de son

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