AGITATION STÉRILE DES CONSTITUTIONNELS
dans les bras de votre père; et, j’y engage ma foi, tout sera sur-le-champ oublié. Comptez sur toutes les récompenses que votre fidélité et vos services vous auront méritées. »
Le même jour, le maréchal Macdonald, désigné par le lloi pour prendre le commandement de l’armée de Paris sous le duc de Berry, établissait son quartier général à Villejuif. Le général Belliard était major général de cette armée; le lieutenant général Maison commandait le premier corps, le lieutenant général Rapp le deuxième ; la cavalerie était sous les ordres du lieutenant général duc de Valiny, l’artillerie sous ceux du lieutenant général comte de Rully ; le général Haxo commandait le génie. D’après un ordre du jour du général Maison , commandant la première division militaire, tous les corps devaient se regarder comme eu campagne à partir du 18 mars, et le mouvement en avant devait immédiatement commencer. Ou allait jusqu'au bout de l’épreuve, comme ou va jusqu’au bout d’un devoir, mais l’on était sans espérance. Les troupes de Paris ou restaient muettes ou laissaient voir le désir d’abandonner leur drapeau *.
Au milieu de ces suprêmes préparatifs, la Chambre des députés continuait ses séances. Les assemblées politiques ont une puissance d’optimisme peu commune. L’activité législative qu elles conservent jusqu’à la fin les trompe elles-mêmes, parce qu’elles ne peuvent s’avouer que les lois, qui sont tout dans les circonstances régulières, soient moins que rien dans les crises où tout se décide à la pointe de l’épée. Le gouvernement avait favorisé cette illusion en mettant toutes ses espérances de salut daus un constitutionnalisme à la fois tardif et un peu outré. La Chambre en général, et le parti constitutionnel en particulier, en avaient conclu que la force était dans la Chambre, puisqu'on venait la lui demander. Le 18 mars,