I . Papier 3 politique» de M. do lilactt
RETOUR UE L'iLE d'EI.RE.
elle s’occupait encore, sur la proposition d’un de ses membres, d’améliorer le sort de l’armée, surtout celui des sousofficiers, auxquels il était question d’attribuer législativement le tiers des sous-lieutenances vacantes. Quant aux officiers en activité au 1" avril 1814 ', la même proposition, prise en considération par la Chambre, demandait pour eux un droit précieux, celui de ne pouvoir être réformés sans traitement qu’en vertu d’un jugement rendu d’après les formes établies par les lois. L’auteur de la proposition, M. Sarleton, ajoutait, comme si l’objet de sa proposition n’eiit pas été assez évident par lui-même, « que les officiers de l’armée sachent combien l’armée nationale vous est chère ! »
Dans la même séance, le comte d’Augier, maréchal de camp, après de longues récriminations contre Bonaparte, proposa un projet de loi empreint de toutes les préoccupations du moment , et où le désordre des mots et des idées représentait assez exactement le désordre des choses. L’article premier appelait tous les Français à prendre les armes, en stipulant que les employés conserveraient leur traitement et reprendraient leur place à leur retour. 11 n'y avait pas d’article 2, ou du moins le Moniteur , rédigé à la hâte au milieu de la perturbation générale, a omis de l’enregistrer. L’article 3 ordonnait la surséance des poursuites des tribunaux civils et des tribunaux de commerce contre ceux qui répondraient à l’appel. L’article 4 promettait aux élèves des écoles que le temps passé sous les drapeaux leur serait compté comme un temps d’étude. L’article 5 requérait tous les citoyens de saisir les embaucheurs. L’article 6 promettait des récompenses nationales à X avenir (probablement à l’armée, car, dans le trouble où l’on était, on s’inquiétait peu de ce qu’on écrivait). Les mêmes
I . L’indication de relie date avait pour objet de ne pas étendre le droit aux oftU'icrs émigrés que la faveur avait introduits dans-les cadres.