‹ Histoire de la RestaurationChapitre 114 sur 193 · LIVRE TRENTE ET UNIEME · texte numérisé non relu

LIVRE TRENTE ET UNIEME

«couvrant de mes propres exploits. J'ai affranchi le » peuple, j'ai relevé la noblesse, j'ai aguerri les soldats, » j'ai aimé les paysans, j'ai policé, administré, enrichi le » royaume. J'entends encore d'ici les acclamations de la » multitude sur mon passage toutes les fois que je ren- » trais en triomphe dans ma capitale , de retour de nos » campagnes avec la grande armée. Grand Dieu î quels » souvenirs ces applaudissements d'une nation éveillent » dans mon âme î Naples et mon peuple m'obsèdent de )) leur continuelle présence ! » Et fondant en larmes à ces tableaux : « C'en est trop , disait-il , je ne puis plus vivre » et mourir que pour mon peuple. Nous verrons Naples, » nous verrons Naples, hâtons-nous de partir ! »

Page 1