LIVRE VINGT-HUITIEME
» sition. Il faudrait que la France me soutînt! Mais tout » est détraqué, personne n'en veut plus! Que ferais-je seul » avec quelques soldats contre l'Europe? » Ainsi il avouait, dans la sincérité du soldat , ce qu'il ne cessait de nier dans le langage officiel de l'homme politique en face du gouvernement, des Chambres et du peuple. Il affirmait à ceux-ci que lui seul pouvait tout sauver, tout relever; il avouait à Excelmans qu'il ne pouvait plus rien pour la patrie, pour l'armée, pour lui-même. Il avait déjà deux langages, l'un pour le dehors, l'autre pour l'intimité. Il voulait paraître victime de l'abandon des hommes, quand il n'était plus que le jouet de la nécessité. Il trompait l'histoire, il ne se trompait plus lui-même.