‹ Histoire de la RestaurationChapitre 125 sur 256 · LIVRE XV. — LA SESSION DE · texte numérisé non relu

LIVRE XV. — LA SESSION DE

connaissance de la souveraineté du sultan. Ce projet de traité, communiqué aux autres puissances le 23 avril seulement, les surprit et mécontenta particulièrement rAutriche, qui, peu sympathique à la cause des Grecs, ▼it dans le premier acte important du nouveau czar la rupture déclarée de la Sainte-Alliance.

Le protocole anglo-russe ne pouvait cependant entraîner de suites immédiates; car si les conditions qu'on devait présenter à la Porte étaient arrêtées, rien n'était stipulé quant au mode d'exécution, et les autres puissances étaient appelées sur ce point à donner leur avis et à prendre une attitude.

Pour la France, Villèle avait an'été sa ligne de conduite. Elle devait se tenir sur la réserve et refiaire ses forces. Monarchie imparfaitement reconstituée, elle ne pouvait compter sur aucune alliance sûre, et par con-' séquent se livrer à personne ; il lui suffisait de défendre son honneur, ses intérêts, et Tindépendance de sa politique. Elle devait contribuer le plus possible au maintien de la paix de TEurope, mais régler ses actes sur les événements, car les affaires d'Orient pouvaient amener des combinaisons propres à nous donner une plus grande importance >.

Le gouvernement avait eu Toccasion d'appliquer ces principes avant que le projet de traité anglo-russe lui eût été communiqué. Une députation grecque était Tenue offrir la couronne au duc de Nemours, second fils du duc d'Orléans. D'accord avec le Roi et Yillèle,

1 Correspondance de Villèle eC de Polignac. Citée par Nettemenl. U VII, p. 387.

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