II
le duc d'Orléans répondit aux envoyés, le 18 avril, qu'une pareille ofFre était prématurée ; que la Grèce devait s'organiser, se constituer, avant de se donner un prince, et feire d'abord reconnaître son indépendance par les puissances européennes. Charles X ajouta qu'il n'agirait sur ce point que de concert avec ses alliés.
YI. Le budget du ministère des affaires ecclésiastiques était un champ de bataille attendu. Une partie de la presse royaliste se prononçait contre les prétentions du clergé. Le Journal des Débats attaquait même avec violence l'association alors assez nouvelle de la Propagation de la foi. La mission de Rouen venait d'être troublée. Une manifestation tumultueuse avait éclaté dans la cathédrale de cette ville ; l'agitation avait duré cinq jours, du 21 au 25 mai, et n'avait été apaisée que par un grand déploiement de troupes.
L'évéque d'Hermopolis crut devoir exposer sur les affaires ecclésiastiques les vues du cabinet, ou plutôt les siennes propres ; car c'était lui qui avait dicté ou inspiré la dernière déclaration des évéques. II tenait à défendre sa situation personnelle dans l'Église, et fort de sa bonne foi et de la droiture de ses intentions, il se faisait l'illusion de croire qu'il ferait cesser les équivoques.
Suivant lui, deux reproches principaux étaient adressés au clergé : « On l'accusait d'un esprit de persévérante domination qui tendait à tout envahir et à soumettre, comme on disait, le temporel au spirituel; on l'accusait encore d'un esprit d'ultramontanisme et