‹ Histoire de la RestaurationChapitre 97 sur 256 · LIVRE XIV. — LA SESSION DE 18Î · texte numérisé non relu

LIVRE XIV. — LA SESSION DE 18Î

blesse des insinuations qui avaient été ou qui avaient paru être dirigées contre lui. Il pria Pasquier d*y rëpondre. Celui-ci prononça le 16 mai un discours quUI avait communiqué au prince. II laissait aux tribunaux la question judiciaire et le soin de décider s^il y avait eu concussion ou dilapidation ; mais quant à la responsabilité morale du cabinet devant les Chambres, il soutint qu'elle demeurait entière ; que si les marchés Ouvrard étaient devenus nécessaires, cette nécessité était le ËBÛt de Timpré voyance des ministres, du mauvais choix de leurs agents, de leur négligence à surveiller Texécution de leurs ordres. Les poursuites elles-mêmes auraient dû précéder les débats des Chambres et porter sur des points assez précis pour ne pas laisser planer de vagues soupçons sur des chefs militaires que Taccusation ne pouvait atteindre. Pasquier termina son discours par un éloge de la guerre d'Espagne et de ses résultats. La France avait une année disciplinée et fidèle, grâce à laquelle on pouvait regarder avec confiance au delà du règne présent et escompter les espérances du règne futur. La réponse, nécessairement très-réservée, de Yillèle ne put détruire Teffet de cette argumentation. La Pairie vota l'approbation des comptes avec la réserve adoptée par les députés pour le compte de liquidation.

Yillèle, victime d'une situation fausse qui allait malheureusement se prolonger, se plaignit au Roi ; mais le duc d'Angoulême l'avait prévenu auprès de son père. La situation était délicate; le Roi ne fit rien pour couper court à des difficultés qu'il n'avait su DÎ prévoir ni empêcher.

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