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LIVRE XIV. — LA SESftON DE

la centralisation, ajouta-t-il, serait déchainer de nouveau Panarchie, que son ëtablissement avait eu précisëment pour objet de détruire. » Méchin, Chabrol et d^autres députés, qui appartenaient ou avalent appartenu à Tadministration, prouvèrent que la centralisation, plus ancienne qu^on ne pensait, avait été nécessaire et qu'elle Tétait encore malgré les abus de détail* Alexis de Noailles prouva qu'on se trompait, en pensant que sa suppression pût réaliser une économie.

Quelques membres de la droite présentèrent des idées plus justes sur le système financier. Saint-Chamans représenta la double nécessité d'alléger les impôts directs et de subvenir plus largement aux dépenses de Tarmée, de la marine et des travaux publics, n jugeait possible d'arriver à ce résultat par rétablissement de nouveaux impôts indirects. Frénilly exposa un système d'emprunts consacré spécialement à l'exécution de grands travaux publics.

A propos des afiaires étrangères, Foy et Benjamin Cionstant demandèrent des explications sur la situation de l'Espagne, le maintien de nos troupes à Madrid et le parti qui serait pris dans la question des colonies espagnoles d'Amérique. Notre situation en Espagne restait la même, Ferdinand VU nous témoignant le plus mauvais vouloir et recherchant l'appui de l'Autriche et de la Russie pour ses prétentions absolutistes. Yillèle convient dans ses lettres particulières qu'elle faisait son désespoir, qu'on était engagé dans une voie sans issue et qu'on ne pouvait reculer. Il se contenta de répondre que nos troupes resteraient dans la Pénin-

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suie, et que la France se réservait le rôle de mëdia^ trice entre la couronne d'Espagne et ses colonies.

Le budget de la guerre fournit au général Poy Foocasion d'attaquer Tordonnance qui avait mis à la retraite 1 50 officiers généraux ; il le fit avec sa passion ordinaire et en établissant une comparaison ftcheuse entre le traitement fait à d'anciens serviteurs de l'Empire et celui qu'on faisait aux émigrés. « C'est, dit-il, un coup de canon échappé de Waterloo qui arrive au but dix ans après la bataille. » Le budget voté, la session des Chambres fut prorogée du 21 mai au 9 juin, à cause de la cérémonie du. sacre.

Elle laissait le ministère, malgré le succès de ses deux grandes lois, affaibli par ses capitulations et ses compromis. Villèle et Corbière , ministres modérés d'un parti violent, arrivaient quelquefois à le retenir, jamais h le diriger et à en être maîtres. Ne lui résistant qu'avec peine , et réduits à lui faire des concessions forcées, ils assumaient la responsabilité des fautes qu'ils commettaient avec lui, quoiqu'à regret. On les jugeait bien, quoique assez méchamment, dans les salons des anciens ministres. « Ils sont, disait-on, en retard d'une année sur les éclaireurs de la contre-révolution, et voilà tout. C'est ainsi qu'ils ont fait la guerre d'Espagne qu'ils ne voulaient pas, présenté la loi du sacrilège qu'ils avaient combattue, accordé Tindemnité qui leur paraissait dangereuse, ^précisément une année après que M. de Labourdonnaye et ses amis s'en faisaient une arme contre eux. Ce qu'ils ont fait, ils le feront encore, et l'on peut juger par ce qu'ils combattent en 1825 de ce qu'ils défendront en

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