LIVRE II. — LAMBERT CHASSE
ter y furent appelés. Le débat commença violemment; le colonel Sydenham justifia l'acte de Tarmée : a La Proa yidence nous en a fait une nécessité^» dit-il; « c'é.a tait notre dernier remède. x> Bradshaw^ vieux et malade^ se leva en s'écriant : a C'est un acte détestable et « que je déteste^ et prêt à paraître devant Dieu^ je ne (c puis souffrir d'entendre blasphémer ainsi son nom^ o et il sortit pour aller mourir chez lui^ quinze jours après^ désespéré et indomptable. Moins susceptibles^ les autres membres du Parlement et les officiers continuèrent de s'entretenir; la désunion énervait Tun et l'autre partis; la nécessité pesait sur tous; on l'invoque pour les lâchetés comme pour les violences. Us reconnurent Kiu'ils ne pouvaient ni se concilier^ ni se combattre. Le Parlement céda ; on convint qu'il ne siégerait plus, et que le Conseil général des officiers se chargerait de maintenir la paix publique et de préparer la convocation d'im Parlement nouveau qui réglerait toutes choses. Le Conseil d'État fit donner aux troupes des deux partis l'ordre de rentrer dans leurs quartiers ; elles obéirent à l'instant ^ ; et par un accord entre des faiblesses mutuelles^ le Long Parlement se retira sans bruit de cette salle d^où CromweU, six ans auparavant, l'avait chassé
* Jourrials of the h. of C, t. VII, p. 797;— PaW. hist,, t. XXI, p. 471-477;— Ludlow, dans ma ColUciion, t. II, p. 516-535 ; — Whitelocke, 684-685; — Baker, Chronicle, p. 719; — Carte, Ormond't Letters, t. II, p. 245-248; — Clarendon,Ht5^ ofthe Rebeïl., L xvi, c. S^-Sb; State-PaperSf t. III, p. 591, 590; — Mémoires de Warwick, dans ma-CoUectiorij-p. 352; — Heath, C/iromclc, p. 756; — Oldmixon, The Hist. ofthe Stuarts, p. 441-443 ; — Echard, History of England, t. II, p. 852-853;— Rapin Thoiras, Histoire d'Angleterre, t. IX, p. 130.