‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 13 sur 109 · LIVRE L— RELATIONS DE · texte numérisé non relu

LIVRE L— RELATIONS DE

barras où tomba Richard et dont un Parlement pouvait seul le délivrer. Mais il redoutait par-dessus tout^ et ses conseillers avec lui, de se trouver en face des républicains, des presbytériens royalistes, des Cavaliers déguisés en presbytériens ou en républicains, de tous ces ennemis acharnés de son père qui ne manqueraient pas de se coaliser contre lui, au nom des droits et des lois du pays. Sans se flatter qu'on pût longtemps échapper à la nécessité d'un Parlement, o» résolut de Tajoumer et de tenter, pour faire face aux dépenses urgentes, des expédients moins hasardeux. Lord Faulconbridge, depuis son ambassade auprès de Louis XIY pendant le siège de Dunkerque, était resté en rapports bienveillants avec Mazarin qui, à la mort du Protecteur, lui avait fait donner, par Bordeaux, les assurances les plus amicales. 11 fut chargé de demander confidentiellement au ministre de France si le roi serait disposé à faire au Protecteur une avance de cinquante mille livres sterling : « Bien que la « somme ne me parût pas si difficile à rassembler», écrivit Bordeaux à Mazarin , a et que je jugeasse de « rintérêt de S. M. de faire un efTort dans la présente « conjoncture pour engager le nouveau Protecteur à « suivre les sentiments de son père, je me suis néan- « moins bien abstenu de rien promettre, ni de donner c( qu'une espérance très-générale que S. M. se porterait

« à tout ce qui serait en son pouvoir 11 ne me fallait

« pas consulter mon père poiœ reconnaître la difficulté « qu'il y a de tirer de l'argent du roi ; je ne l'éprouve « que trop moi-même> et elle m'obUge encore à deman»

I,OKD FAULCONDltlDGE AVEC MÀZAKIN. ïl

« der à Votre Éiniiieiite le imyement qu'elle me fait H espérer (lt>|mJs six mois, et sans lequel mes lettres <ie u clian^e seront protcstces, ne sachant autres fon<ls pour « les acquitter. » Dans quelque embarras qu'il laissât son propre ministre, Mazarin, si sa {lolitlque l'eût exigé, eût trouve et donne les 50,000 liiTes sterling qu'on lui demandait; il avait offert bien davantage à Cromwell : mais il ne portait à son successeur ni la m6me confiance, ni ta même crainte; il voulait vivre en Iwns termes avec lui et voir venir sa destinée, sims lui prêter un secours efflcace et qui contribuât à l'alTermir si, par liû-mâinc, il n'en était pas capable. Bwdeaus eut ortlre d'éludiT la demanite en parlant des grandes nécessités oi) se trouvait le roi; et quand Lockbart, toujours ambassadeur d'Angleterre en France, revint â Paris et renouvela luimême le désir que lord Faulconbridge avait ex|)rimé , Hazarin ^RTsista à s'y refuser. Mais en même tem|is il entrevit là, |»our s'assurer à Londres de iMinnés informations et quelque innuence , une occasion ipi'il se garda bien de laisser échapper : a J'ai a témoigné au sieur de Faulconbridge , u lui écrivait Bordeaux le 3 octobre Iti"*, « l'estime que Votre Émia nonce en faisait et rmnltié dont elle l'honorait; il reçut 8 ces civilités avec toutes les marques de reconnaissance a qui s'en iiouvalent attendre, et me professii un véritan lile zèle t*our son service et un attiicliement aux inlé- « t^ls de lii Fratiee. Je t'exhortai â [>ersévérer dans ces < leDtiinents, loi laiwant entendre que se« lenicee ne « seraient pas rendus à niie cour ingrate. Si l'on désire

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