‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 15 sur 109 · S4 LIVRE I.— RELATIONS EXTÉRIEURES · texte numérisé non relu

S4 LIVRE I.— RELATIONS EXTÉRIEURES

esprits; et Cromwell et Mazarin^ en s'alliant entre eux et avec la Suède contre FAutriche et l'Espagne^ continuaient iiardiment la politique de Henri IV et dlËlisabeth. Les bases de cette politique^ la question du protectorat protestant et celle de l'équilibre européen, étaient au fond de la guerre de la Suède contre la Pologne et le Danemarli. Aussi Mazarin ordonna-t-il à Bordeaux de pousser vivement le gouvernement anglais à soutenir les Suédois. Cromwell, à coup sûr, s'il eût vécu, n'eût pas attendu de telles instances, et le roi de Suède, qui lui avait été constamment fidèle, eût trouvé en lui un ami efficace. Charles-Gustave réclama rappui du nouveau Protecteur. Les conseillers de Cromwell, restés ceux de son fils, étaient profondément imbus de sa politique ; Thurloe surtout, esprit judicieux et pénétrant, en comprenait, mieux que personne, les motifs et les conditions. Mais Thurloe était en même temps craintif et subalterne, excellent serviteur d'un maître puissant, mais hors d'état de s'en passer. Richard et son Conseil hésitèrent; conune leur propre sentiment ,1a faveur publique, en Angleterre, était pour la Suède; mais ils prévoyaient que, leur résolution une fois prise, une forte opposition, ou sincère ou factieuse, éclaterait. Ils négocièrent, tantôt essayant de détourner les Hollandais de leur alliance avec le Danemark , tantôt leur offrant de s'unir dans une médiation commune, et démandant à Stazarin d'abord des subsides, puis un traité de garantie pour le cas où l'Angleterre, en agissant eti faveur de la Suède, se trouverait entraînée dans tmé ^érrê aVefc la

DE L'ANGLETERRE. ÎT.

Holianiie. Bordeniix s'i-loimait Ae. Irouver TImrlw si fi-uid et si mcfjiiiit : n Savoz-votis ixiiirquoi? » lui dit un jour lord Faulconbrid^çe ; « c'est ([iie Ltx'kliart écrit dE!]mis H peu que votre canlinal lui a paru tout autre qu'il H n'était durant la ^ie du défunt Protecteur; on est u fort pi(iué ici de votre refus des 50,000 livres sterlinp, « cette soniiue n'étant pas si considérable qu'elle ne put u être trouvée si les dispositions du jtaBsé n'étaient pas a chan)çées. » Bordeaux protestait et donnait des assurances, mais sans convaincre. Riclianl et son Conseil parurent enfin st; décider; on annoni^a à Bordeaux qu'une flotte anglaise iniit dans la Baltique pour tenliT une médiation, et, s'il le fallait absolument, i)Our soutenir les Suédois. La flotte mit à la voile, rentra peu tie jours après, contrariée par les vents, puis reprit la mei-, mais lentement et comme pnnr se montrer philAt que pour agir, évidemment le gouvernement imglais bésitait toi^ours, n'osant ni se refuser à une politiipie qu'il jugeait ttonne, ni s'y engager, manquant de tianlîesse, d'autorité et d'argent'.

Rien ne décrie (dus le [«mvoir que l'iiésitalion, car elle passe |)our incapacité ou pour impuissanre. Ricliard a> ail la conscii'uce tle su faitilesse, et cbercbait, en toute occasion, à se décbargcr, sUT le Conseil privé, de la res|ton-

' rliurloe, StaU-Papert. t. Vit, p. 391, 41^, 438, lliD, 413, 440. 465, 467. 495, 496, 505. 511, 51!, 516. 530, bii, 533, 535, 513. 545. .'>53 ;— Baker. ChronicU, tOi;—Vihiteloeke, 675; —Burdiauxà Uasarin et à Britnne, 31 octobre, 11. IS et Î7 novembre, 3. 9, 16 et %t d*icembre 165S {Rorumfnjn hialoriqutt, n- V).

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