‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 19 sur 109 · LIVRE 1,— CONDUITE DES · texte numérisé non relu

LIVRE 1,— CONDUITE DES

disputèrent l'élection de Thurloe lui-même: «Nous ne « savons^ »lui écrivaient les bourgeois de Tewkesbury % « par quelles expressions vous témoigner notre recon- « naissance de Vhonneur que vous faites à cette pauvre c( corporation en consentant à siéger pour elle dans le a prochain Parlement; nous vous coi^urons d'accepter a notre bien sincère assurance que la personne quelconh a que que vous désignerez pour vous être associée aura a nos voix dans la seconde élection. » Thurloe q)ta pour l'Université de CambridgCy qu'il tenait à honneur de représenter ; il prévoyait que les débats seraient orageux et difficiles ; et il faisait dire par Clargis à Henri Cromwell % en lui donnant des instructions pour les élections d'Irlande : « Jamais il n'a été plus nécessaire de choisir (( des hommes honnêtes et capables ; si^ parmi eux^ vous « pouviez nous faire envoyer cinq ou six bons orateurs « et argumentateurs , ce serait un grand bien pour le a service de Son Altesse •. »

Au milieu d'un tel mouvement, les royalistes ne demeuraient point indifférents et inactifs; les turbulents se promettaient une anarchie prochaine et se préparaient à se lever en armes ; les crédules et quelques intrigants se flattaient que Richard, poussé à bout, soit par l'armée, soit par les républicains, se déciderait enfin à rappeler

» Le 17 décembre 1658.

• Le 8 décembre 1658.

5 Ludlow, Mémoires^ dans ma Collection, t. II, p. 411, 412; — Oldmixon, Hist, of the Stuarts, p. 428 ;— Forster, StaUsmen ofthe Commonwealtk, t. III, p. 176; — Mistriss Hutchinson f.MémoireSj dans ma Collection, t. II. p. 269 ',—Parl hist., t. XXI, p. 289 :— Thurloe, State-Papers, t. VII, p. 555, 559, 565, bl% 574, 585, 642.

ROYALISTES DANS I.KS ELEUXIONS. Ji

lui-même le roi, et ilss'attitaieat aux outuurs, ou dans l'intérieur même de Wliiteliall, pour iiicliu(T en ce sens le ProtecUîur et s'en faire un mérite à Bru\i-Ucs ou à Paris. Les hommes Irantiuilles ot fiiligucs, les gentilshommes retirés dans leurs terres étaient l'objet des avances du gouvernement, iiui ivait besoin, contre les républicains, de leur influence électorale, et ils ne se refusaient |>oinl à l'oxcrccr, soit pour leur pro|irt! compte, soit au profit de candidats modérés qui devaient former un parti neutre décidé, en tout cas, à défendre l'ordre, à rétablir, n'imimrte sons quel nom, les éléments de la monarchie, et prêt à profiter des événements. Charles et ses conseillers, loin de se plaindre de cette conduite, la prescrivaient enx-niêmcs à leurs jtartisans par des instructions [M)siti\L'S ' : « Ce (jui convient « le mieux à notre service dans les conjonctures actiiela les, c'est que, |)arnii les [KM-sonnes qui nous sont atla- II cbées, toutes ceUes qui ])OurnMit sa faire élire entrent Il et siègent dans la procbaine iLSsemhlée du Parlement ; u ainsi, non-seulement nous vous iiermcttons, mais nous Il vous demandons de vous conduire de telle sorte <iue, u sans manifestation iiiopiwrtune de votre afTection pour o nous, vous secondiez les desseins et les événements B t[ui, avec la grâce cie Iliett, pourront nous rétablir u enlin dims nus droits, et rendixi au royaume la |Kiix et u le bonheur dont il est depuis si longtcm|)S privé. Et 0 que ceci vous soit notre autorisation et notre garantie

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