‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 3 sur 109 · LIVRE · texte numérisé non relu

LIVRE

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et le ProKctear Héierre ds Honk,— lBi|iilétudeid«pvUun>deRlclwil.

— L'oniornUgn d'an Pirlimniit.— RIecUdi».- Conduils du rofiliiKi — Uuierlure di> Pïrlemmit.— ÉUl dei pirli».— DêbiU «or l»"r«ouorti«OM de Riehard:— lur Iri deui Chimbr»;— Hir lei (Rklrei clringére»;— >ur lei Dnancïi;— iiu I« uilet irbitrurei d'Olirin CroDwell et de lei amnli— Le PsrleniEDtHbraiiilleBTïcriirDiÊe'— PecpleiilédeRlclurd.— LeConKil Beoenl de* ornclcn Inl iiapoie. milgié h rriiaUnce, U dïMOlatian <tu

Quaiitl les rcvoliilioiis iiciiclieiil vers leur déclin, c'est un triste mais grand enseiRncment que le spectacle des mécomptes et des angoisses de leurs eliefs longtemps puissants et triompliants, mais enûu arrivés au jour où, liar un juste retour de leurs fautes, leur empire s'évanouit sans que leur obstination soit éclairée ou vaincue : divisés entre eux comme des complices devenus des rivaux, détestés comme des oppresseurs, décriés coiiime des rêveurs, frd]ii>és à lu fois d'impuissance et d'une amcre surprise, s'indigiiaul contre leur pays qu'ils accu-

:l LIVRE I.— AVÈNEMENT

sent de lâcheté et d'ingratitude^ et se débattant sous la main de Dieu sans comprendre ses coups. Tel fut^ après la mort de Cromwell^ le sort de tous les partis qui^ depuis celle de Charles P% se disputaient le gouvernement de TAngleterre, telle que la révolution Tavaitfaite^ républicains ou partisans du Protecteur^ parlementaires ou soldats^ fanatiques ou politiques^ sincères ou corrompus.

Au premier moment, Cromwell à peine expiré, sous l'impression de cette grande mort et des périls qu'elle leur préparait, toute dissidence fut suspendue; ils prirent une résolution prompte et unanime. Cromwell avait-il, comme Tacte constitutionnel du Protectorat lui en donnait le droit, désigné son successeur? On pouvait en disputer. Sa famille et ses plus intimes conseillers déclaraient que, dans la nuit qui avait précédé sa mort, en présence de quatre ou cinq d'entre eux, il avait nommé son fds aine Richard; mais aucim acte authentique et signé du Protecteur ne confirmait cette déclaration. C'était d'ailleurs un bruit accrédité que, plus d'un an auparavant, par un écrit resté secret, il avait fait un autre choix, son gendre Fleetwood, disait-on. Cherché pendant la maladie de Cromwell, et par son ordre même, ce papier n^avait pas été trouvé; mais il pouvait se retrouver; et quel danger qu'im conflit de prétendants- < Protecteurs en face du prétendant - Roi I Deux des hommes les plus dévoués à la famille et les plus, considérables dans le parti , Thurloe et Fiennes , se rendirent sur-le-champ auprès des principaux chefiS de l'armée, entre autres de Desborough et de Fleetwood lui-

niénie, et traitant sans détour a\L'c eux de la situation, ils leur (leiTiandèrent si, ni^nie dans le cas où t'écrit antérieur dont on parlait serait découvert, ils s'engageaient à reconnaître et à resjtccter la dernière volonté de Cromwell en faveur de son fils Richard. Fleetwood et Desborough jjrirent sans liésiter cet engagement ; le Conseil privé fut iniinédiatement convoi|ué; admis dans son sein, trois témoins des derniers moments du Protecteur, le chapelain Goodwin et les deux nii^ors généraux Wlialley et GotTe, attestèrent sous serment qu'il avait désigné Richard iwur son successeur. Desborough se leva et adjurai les assistants de déclarer, devant Dieu, s'ils avaient sur le cœur quelque doute ou quelque mécontentement. Tous donnèrent leur ))leine adhésion. Le Conseil en corps porta aussitôt à Richard ses félicitations avec ses condoléances. Strickland, Kkip[>on et (pjel<)ue8 autres meinbres se rendirent dans la Cité pour préjiarer, au pouvoir nouveau , un favorable accueil; un article officiel, partout répandu, annonça la mort du Protecteur en ajoutant : a Nous tenterions d'exprimer, « dans cette triste circonstance, la douleur qui remplit a le cœur de son noble fils et successeur si des paroles « pouvaient y sufflre; mais tout ce que nous pourrions 0 dire serait trop au-dessous des méritas de ce très- « excellent prince. » Dès le lendemain, 4 septembre, devant Whitcliali, à Weshninster et sur les principales places de la Cité, en présence du Conseil privé,, dy loni maire, des aldernjen , et d'un grand nombni ilisfficiers et de citoyens, le nouveau Protecteur fut eotennellement

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