‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 2)Chapitre 55 sur 109 · DU LONO PARLEMENT RETABLI · texte numérisé non relu

DU LONO PARLEMENT RETABLI

clusion déjà prononcée contre tout membre resté étranger^ depuis i6AS, aux séances du Long Parlement; et il ne resta plus à Prynne lui-même qu'à *[)rotester avec éclata en publiant un long récit de la nouvelle violence que ses amis et lui venaient de subir : « Pire et plus a oppressive guerre contre le Parlement, » dit-il, « que « ne lui en ont jamais fait le roi décapité et les Gava- « tiers'. »

Mais c'était là une de ces violences faciles que des vainqueurs commettent impunément contre d'anciens vaincus, et qui ne retombent sur leurs auteurs que plus tard, quand le malheur les frappe à leur tour. Les chefs républicains, qui tentaient leur propre restauration, étaient, dès leurs premiers pas, en présence de rivaux plus redoutables et de [)lus graves i)érils.

Malgré leur défaite, au premier rang étaient les fils de Cromwell. On se débat toi^ours pour ne pas tomber du rang suprême, même quand on n'ose et ne sait pas s'y maintenir. Richard, presque prisonnier et indolent dansWhitehall, ne laissait pas d'y garder des perspectives et des velléités de Protecteur. Le Parlement chargea Haslerîg de lui porter l'ordre d'en sortir. Richard reçut, avec une hauteur pleine de dédain, et le message et le messager. Il prêtait l'oreille aux instances des Cavaliers, en secret assidus autour de lui. Ils le pressaient d'écrire à son frère penri, à Lockhart et à Montagne qui com-

> Pari hist., t. XXI, p. 372, 384-398 ;— Mistriss Hiîtchinson, Mémoires ^ dans ma Collection, t. II, p. 278; — Somers^s TractSi t. VI, p. 521-524 ;-n/oumal« of the h. ofC, t. VII, p. 647»

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