LIVRE II.--^HARLBS II
Toulouse^ il apprit que la cour de France était )à^ et ne voulant pas y aller lui-*même^ de peur d'y essuyer quelque mésaventure^ peut-être même d'être arrêté^ il y envoya Tun de ses trois compagnons y le marquis d'Ormond^ pour s'enquérir du point où en était le traité^ et il convint avec lui d'un lieu^ sur la route de Fontarabie^ où ils devaient se retrouver. Ormond s'acquitta discrètement de sa commission^ apprit que le traité étaif conclu^ et se hâta de rejoindre son maître. Le roi n'était pas au lieu convenu. Ormond l'y attendit tout un jour^ et se rendit à Fontarabie^ présumant qu'il retrouverait là le roi. Charles n'était pas non plus à Fontarabie. Don Louis de Haro^ à qui il s'était fait annoncer et qui lui avait promis un bon accueil^ s'étonnait du retard. Deux ou trois jours s'écoulèrent sans qu'on sût ce qu'était devenu le roi d'Angleterre. On apprit enfin qu'entré en Espagne^ et croyant toutes choses finies aux Pyrénées^ il avait résolu de se rendre directement à Madrid^ et qu'il était en ce moment à Saragosse. Informé que les confé* rences duraient encore^ il arriva à Fontarabie^ où don Louis le reçut avec des honneurs plus bienveillants qu'efficaces. La cour d'Espagne^ encore en guerre avec la République d'Angleterre y désirait sincèrement le rétablissement des Stuart^ et don Louis de Haro s'en était déjà entretenu avec Hazarin^ qu'il avait trouvé dans les mêmes sentiments : « Nous sommes tombés d'accord^ « écrivait Mazarin à M. Le TeUier^ que c'était un trop « méchant exemple pour être laissé impuni à la posté-
i Le 25 août 165».