CONSEIL GÉNÉRAL DE L'ARMÉE (7 OCTOBRE 1659). SS
lement et rarmée^ une rupture irréparable. Mais ces représentations furent yaines; le Conseil adopta le projet; deux cent trente officiers le signèrent^ et Desborough fut chargé de le présenter au Parlement ^
Huit jours après seulement^ le 5 octobre^ Desborough, accompagné de plusieurs ofûciers^ s'acquitta de sa mission et porta Tadresse à la barre de la Chambre^ en y lyoutant quelques paroles modestes jusqu'à Thumilité. La Chambre^ bien avertie^ reçut l'adresse sans aucune marque de mécontentement^ remercia les officiers des sentiments qu'ils lui exprimaient j et annonça que le samedi suivant, 8 octobre, elle a'occuperait des questions qu'Us soumettaient à son examen. A l'approche de la crise et sous les regards attentifs du pays, étranger à ces luttes des coteries révolutionnaires et hostile à leurs auteurs, les uns et les autres se sentaient faibles , et nul ne voulait ayoir l'air de provoquer la rupture , ni en accepter la responsabilité. Pendant trois jours, la Chambre délibéra sur les divers points de l'adresse, avec des alternatives de prudence et de colère ; tantôt elle prenait des mesures pour donner satisfaction aux intérêts légitimes de l'armée, au payement des soldats, au sort de leurs familles ; tantôt, en reconnaissant que tout membre de l'armée avait, comme tout Anglais, le droit d'adresser des pétitions au Parlement, elle tançait les officiers en «goûtant: «Mais que les pétitionnaires sachent bien qu'ils « doivent être très-réservés et quant au fond et quant à
^ LuàloWf Mémoires, dans ma. Collection, t, ï, p. 538; — Baker, ChfonieU, p. 713; — Thurloe, State-Papert, t. VII, p. 764.