‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 100 sur 132 · PROJETS DE REFORMES CIVILES · texte numérisé non relu

PROJETS DE REFORMES CIVILES

sibles à satisfaire, il se faisait hardiment leur patron pour s'en faire des alliés. Depuis longtemps déjà il avait entrevu quelle faveur pouvait s'attacher aux idées de réforme de la procédure civile, et il leur avait prêté son appui. En 1650, écrivant au Parlement après la victoire de Dunbar, il lui disait : « Soulagez les opprimés ; écoute tez les gémissements des pauvres gens qui sont en « prison ; consentez à réformer les abus de toutes les « professions; s'il y en a une qui fasse beaucoup de pau- « vres pour faire quelques riches, cela ne convient pas « à une république *. » Lorsque, la guerre civile terminée, il vécut oisif à Londres, n'ayant plus à s'occuper que de ce qui se passait dans le public ou au Parlement, il devint le centre de tous les projets de ce genre et l'espoir de leurs fauteurs : le 27 octobre 1651, des détenus dans les prisons de Londres s'adressaient à lui, disant : « La loi est le sceau de la servitude normande ; les pri- « sons sont des sanctuaires pour les riches et des lieux « de torture pour les pauvres qui ne peuvent payer les « avocats ni les geôliers : nous prions le général, aux « mains duquel l'épée a été mise, de nous délivrer de « l'oppression, de rendre à la nation ses lois et ses liber- « tés fondamentales, de lui procurer une représentation c( nouvelle, et de faire en sorte que les pauvres puissent « obtenir justice et que les arrestations et les em prisonce nements soient abolis. » Six semaines après, de nombreuses pétitions arrivaient des comtés, adressées aussi

^ 4 septembre 1650 : Ccirlyle, CromweJVs Letters, t. Il, p. 48.

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