‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 99 sur 132 · ET RELIGIEUSES · texte numérisé non relu

ET RELIGIEUSES

population désolée et indignée tantôt de manquer^ pour sa foi, de ministres, tantôt de se \oir privée de ceux en qui elle avait conliance, et obligée, par dénûment sinon par contrainte, d'en écouter d'autres auxquels elle ne croyait pas. Les presbytériens s'étaient offerts, et ver» la un de 1649, le Parlement les avait admis à organiser leur établissement ecclésiastique, à titre d'Église nationale*; mais ils n'avaient que très -incomplètement réussi, car ils passaient pour aussi exclusifs, aussi tyranniques qu'avait pu l'être l'Église anglicane, et les autres sectes dissidentes les repoussaient aussi vivement que les anglicans eux-mêmes. De tout cela résultait, en fait de religion, un état tantôt d'abandon et de disette, tant6t de persécution et d'anarchie qui donnait lieu à des clameurs, à des récriminations, à des contestations, à des plaintes, toujours adressées au Parlement comme à la source de tous les maux et de tous les remèdes, et qu'il ne savait ni comment étouffer, ni comment satisfaire.

Sur toutes ces questions d'organisation, civile ou religieuse, Gromwell n'avait point de principes arrêtés, ni de parti pris; nul esprit n'était moins systématique, ni moins gouverné par des idées générales et conçues d'avance ; mais il avait un vif instinct des sentiments et des vœux populaires ; et sans s'inquiéter beaucoup de savoir jusqu'à quel point ils étaient légitimes ou pos-

* Neal, Hist. of the Puritans, t. III, p. 248-250; t. IV, p. 12-14; — Grant, A summary of the history of the Eiiglish Chvrch, etc., t. II, p. 413.

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