CIVILES ET RELIGIEUSES
au général et à ses officiers, et leur demandant « Fabo- « lition des dîmes, de Texcise, et de tous les abus intro- « duits dans Tadministration de la loi et de la justice par « la multitude, Torgueil, Tastuce et l'avidité des avocats, « des procureurs et des greffiers, ce qui fait que les « pauvres Iiabitants des campagnes trouvent le remède « pire que le mal. » Le mouvement du peuple, à ce sujet, vers Tarmée et ses chefs était tel que, sur plusieurs points, des officiers reçurent de leur général l'autorisation. de siéger comme juges, et de prononcer sur des procès, ce qu'ils firent « à la grande satisfaction des parce ties, à cause de la promptitude de leurs jugements* . » Cuand il s'agissait de religion et d'Église, Cromwell était un peu plus embarrassé, car il avait à cet égard, non des résolutions intraitables, mais des engagements et des alliés dont il ne voulait pas se séparer. Les sectaires passionnés de l'armée, les soldats de la cinquième monarchie, qui devait être celle de Jésus-Christ, avaient fait sa force d'abord contre le roi, puis contre le parti presbytérien dans le Parlement ; il savait tout ce qu'on pouvait en craindre ou en attendre; par leur fidélité militaire et leur fanatisme mystique, ils étaient, dans un moment de crise, ses plus nécessaires et plus sûrs instruments. Il maintint soigneusement avec eux son intimité. Mais il lui fallait, dans Tordre religieux, une influence plus élevée et plus étendue ; il la chercha et la puisa à deux sources, la prédication régulière de TEvan-
i Whitelocke, p. 512, 517, 519.