RÉFORMES TENTÉES
La eenversation se prolongea sans autre résultat que de faire entrevoir, aux hommes importants du Parle- Hiiot et de Tarmée, les desseins de Cromwell, et à luimême leurs dispositions. 11 vit aussi de quel danger piHiVdit être, pour lui, le jeune duc de Glocester, présent mv le sol anglais et sous la main du Parlement. Quelques mois après, le gouverneur du prince, M. Lovel, r^Sut secrètement l'avis qu^il pouvait demander que le duc de Glocester sortît de prison, et fût envoyé en Holl^de, à la princesse d'Orange, sa sœur. Il Fobtint en efftet sans peine, avec 500 liv. sterl. pour les frais du voyage, à la condition que le prince ^^embarquerait dafis rîle de Wight où il était détenu, et ne toucherait à aucun point de la côte d'Angleterre. C'était un con- ^UFrant royal éloigné, sous une apparence de générosité atâe douceur*.
Les chefs républicains du Parlement n'ignoraient pas d«a vues et des menées que Cromwell cachait si peu, et ils faisaient, pour les déjouer, tous leurs efforts. Depuis longtemps déjà, ils avaient essayé de donner ou de faire espérer, aux désirs de réforme qui s'élevaient de toutes parts, quelque satisfaction. Un comité avait été chargé de rechercher quels ehangiements devaient être apportés dans les lois civiles, et plusieurs fois le Parlement avait recommandé à ce comité, dont le travail languissait.
1 Glarendon, Hist. of the Rébellion, 1. xiv, c. 85-87 ; — Heath, A hriefChronicle, etc., p. 614..