PROJET D'UNION DE L'ECOSSE
perte la peine de leurs inconséquences et de leurs iniquités. Cromwell, attentif à se tenir en dehors du geuvernement, pouvait protéger tour à tour, avec plus pu moins de réserve, les sectaires de toute sorte, les épi- ^opaux, les catholiques, même les esprits libres jusqu^li la licence ; le Parlement, chargé de gouverner, se fai-r sait taxer tantôt de dureté en les réprimant, tantôt de mollesse en les tolérant, et ne créait ainsi quo des mécontents là où Cromwell recrutait d^s partisans.
tes esprits élevés et fiers, Vane surtout, support^ent impatiemment cette situation et cherchaient à s-en rele- Yer. Quelque événement ou quelque acte considérable ppuvait seul y suffire ; il leur fallait un grand suojcès qui ne leur vînt pas de Cromwell. Ce fut probablement là une des causes qui, soit f*éflexion, spit instfncty les poussèrent dans leur projet d'union intime de l'Angter terre avec la Hollande, et dans la guerre que cette tentative, en échouant, fit éclater entre les deux États. Précisément, vers cette époque, une autre perspective s'offrit à eux qui ne manquait pas de grandeur. L'Ecosse i^tait soumise. Monk la gouvernait en soldat rude^ mais jugte (Bt sensé. Argyle seul gardait encore, dans ses do- {(Haines, un reste d'indépendance, sans danger pour les vainqueurs. Pourquoi ne pas incorporer FÉcosse à l'Anj[}§terr§? La Grande-Bf*etagne ne fpriperait pltjs qu'un seul État comme une seule île, et la Répubhque aurait la gloire d'accomplir ce que les plus grands rois d'Angleterre avaient vainement tenté. Le 9 septembre 1651, six jours à peine après la victoire de Worcester, ce dessein