OX REPREND LE PROJET
dû^ consentit enfin à traiter. Vane retourna à Londres'^ au nom des commissaires^ pour rendre compte au Parlement de leur succès; il fut conyenu que yingt et un délégués d'Ecosse y Tiendraient plus tard pour débattre les termes définitifs de Tunion^ et^ le 13 avril i6o% sur le rapport de Whitelocke^ au nom du conseil d'État^ un acte fut proposé pour décréter Tabolition de la royauté en Ecosse^ et Tunion des deux pays sous la seule autorité du Parlement^ dans le sein duquel un certain nom* bre de députés écossais seraient admis *.
Peu de semaines après', soit que ce succès, bien qu'inachevé, donnât au Parlement plus de confiance^ soit que la nécessité de pourvoir aux dépenses de la guerre maritime avec la Hollande, lui parût une occasion favorable, la question de la réduction de Tàrmée fut reprise; la Chambre ordonna que « le conseil d^tat « conférerait avec le lord général et toute autre per- « sonne qu'il voudrait appeler, pour examiner l'état a des garnisons et des forces sur pied en Angleterre et a en Ecosse, rechercher comment des retranchements a considérables y pourraient être apportés sans com- « promettre la sûreté de la République, et en faire, dans « huit jours, son rapport au Parlement. » A peine cette
* En mars 1652.
« Carlyle, CromwelVs Letters, t. II, p. 150-152;— Burnet, Hist. de mon temps, t. I, p. 123, 1^9;— Monk, étude historique, p. 39-42; ajournais ofthe H. ofC, t. VII, p. 14,21,30,31,53, 85, 96,105, 110, 118, 229;— Whitelocke, p. 519, 521, 522, 523, 528, 529 ;— Balfour, Annals ofScotland, t. IV, p. 350 ; — Ludlow, Mémoires, t. II, p. 139.
8 Les 26 mai et 2 juin 1652.
DE RÉDUIRE L'ARMÉE (mai-juin 1652). 31T
décision était rendue que Torateur reçut une lettre de Cromwell qui fut lue dans la Chambre; elle n'est point restée inscrite dans ses registres; mais évidemment elle avait trait aux désirs de réduction que la Chambre venait de témoigner, et douze jours après, les dépenses de l'armée d'Angleterre et d'Ecosse furent votées sans aucune réduction *.
Le Parlement se promit et parut en effet obtenir, quant à l'armée d'Irlande, im meilleur succès. Quoique certains points de l'île fussent encore dans un état d'insurrection ou du moins d'insoumission, la guerre y était, à vrai dire, terminée; toutes les places de quelque importance s'étaient rendues, et les ennemis de la République n'y tenaient plus nulle part devant ses soldats. Une autre opération, plus cruelle que la guerre, commençait ; l'expropriation et la transplantation, complètes ou partielles, de toute la population catholique irlandaise, pour payer d'abord les prêteurs de l'emprunt contracté en 1642 avec les confiscations d'Irlande pour gage, ensuite les arrérages dus aux soldats licenciés. Une telle perspective ne pouvait manquer 'de rendre la réduction de cette partie d'e l'armée plus facile. Cet effroyable remaniement de la propriété et de la population une fois accompli, le Parlement se proposait d'incorporer l'Irlande à l'Angleterre, comme l'Ecosse, en lui faisant aussi, dans l'assemblée générale investie du gouvernement de la République, une petite part ; et il
I JournaUoftheH. ofC, t. VII, p. I3G, 138, 139, 142.