‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 17 sur 132 · EXPÉDITION DE MONTROSE · texte numérisé non relu

EXPÉDITION DE MONTROSE

aux commissaires écossais à Breda, yille du domaine propre de son beau-frère le prince d*Orange, et où il se sentait parfaitement libre et sûr. Mais ne portant ni goût ni confiance à la négociation qu'il acceptait^ il écriyit à Montrose occupé à chercher en Allemagne de Targent et des soldats : « Je vous conjure de poursuivre vigoureusement^ avec votre courage et vos soins accoutumés^ les affaires que je vous ai confiées; ne vous laissez pas troubler par ce que vous pourrez entendre dire que je suis autrement disposé envers les presbytériens que je ne Tétais quand je vous ai quitté. Je suis toujours^ je vous l'assure^ dans les mêmes principes que vous m'avez vus, et je compte autant que jamais sur vos entreprises et vos efforts pour mon service*.»

Montrose n'avait nul besoin d'être excité ; passionnément orgueilleux et dévoué, il avait foi dans sa cause^ en lui-même et dans sa destinée. Une prédiction populaire avait dit qu'il remettrait le roi sur son trône; il tenait de Charles tous les pouvoirs dont il avait besoin pour agir. 11 parcourut les Pays-Bas, l'Allemagne, le Danemark , la Suède, cherchant partout les moyens d'accomplir sa mission, voyant chaque jour manquer quelqu'un de ceux qu'il s'était promis, et se remettant chaque jour à l'œuvre avec la même conviction et la même ardeur. Cette partie de TEurope, surtout la Suède, était

1 19 sept. 1649 ; — Wishart, App., 12, 13, 15 ;— Malcolm Laing, Hist. of Scotland, i. III, p. 441, 581; — Clarendon, Hist. of the Rehell.y 1. xii, c. 118-125; —Carte, Orvwnd's Letters, t. I, p. 338» 35(î •— Whitelocke, p. 428, 429,

alors devenue la seconde patrie d'un grand nombre d'officiers écossais qui, après avoir servi sous Gustave- Adolphe^ dans la guerre de Trente ans, s'y étaient établis avec la fortune et le renom qu'ils avaient acquis. Montrose vivait avec eux en bon compagnon de guerre ou de fête, charmant les uns par Téclat de ses espérances, attirant les autres par ses libéralités^ et ils lui avaient tous promis, pour sa grande entreprise^ l'appui de leur crédit on de leur personne, quelques-uns même de leur argent Le roi de Danemark et plusieurs petits princes d'Allemagne lui avaient donné des assurances semblables.. Quand il se crut près d'entrer en action^ il publia, de Copenhague S une déclaration annonçant et justifiant son entreprise^ et invitant tous les fidèles sujets du roi à venir le joindre en Ecosse pour l'accomplir; puis il assigna Hambourg comme lieu de rendez-vous à ses recrues, et s'y fixa lui-même, avec plus de faste qu'il ne convenait à ses ressources, pDur les attendre, les organiser et les faire partir *.

Les recrues vinrent lentement et en petit nombre ; la cour de Donemark était zélée, mais pauvre; la reine Christine de Suède, qui s'était d'abord montrée favorable, se prit tout à coup d'admiration pour la République d'Angleterre et pour Cromwell. Hontrose réunit à

* En décembre 1649 ; — Wishart, Memoirsof Montra se, Appendix, n« XIX, p. 454-458.

* Clarendon, Hist, ofthe Rébellion, î. xii , c. 40, 128, 129;— Wish&rtf Memoir&ofMontrose. p. 361-369 ;—Whitelocke, p. 426, 430, 434, 435, 436.

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grand'peine, àHambôul^gdlàGétbèmbcWrgfj dOUiScéiliS hommes a§se« mal ârfnés \ iim premièf>e diviMdfli qull fit pai*tir en septembre 1646, péMI èfî itlef; là sëébhdë, sous les ordre» du Comte deKitltioul>arri¥Àtiéiifeti8èffié6( à Kirkwall, chef^lieu de l'ile de Poittofîài là prfiléipille des Orcade!!^ et s^y établit èh dlteiîdatit son gébéral. Mobtrose altëbdaii^ de son côté, et des i^edfiles fiOtt^ relies^ et des soulèvements que lui âvalétit pfidûitë M royalistes des montagne^ d'Écos^; Mai^ le^ pfétrfteM esMis d'insurrection^ commencés ti^p tôt, âf Aiebf été trop facilement réprimés* : Hen n'éclata j ieè ûndë dé Môntrose lui écrivirent que ftd présenté était fHdl§^ penlable et serait c^erlainerriënt efflcâcie. Il fyarfit éfiâtt, et débarqua aux Ordades^ dans les pfèmlefS JôfiHi dé mar^ ieso^ avee cinc} cents bonlfhe§ et qtiélc|ilès fiWlé§ écotoais déroués A sa personne et à sa fôHdffê^

Peii atant son arrivée, et en réponse à sa déeiWfttfôBi l'Église et le parlement d'Écos«e ataietif pttMié (^nifé lui deux autres déclarations , singulièrenieilt tiôléfliëSï même dans ce temps de passions déctiàtnéëfi ' : « If cni qu'il vaille la peine> y disaiiron, de réfuter m câlofllliièil d« iamesGrafaan)) cette vipère de la semeiice ûe SAtftn^ que deptlis longtemps le Parlement à déclaré traître, que l'Église a livré aux mains du diable, et que tdute Ift nation abhorre ; mais parce que le silence pourrait être mal interprété, et que quelques esprits faibles se laisee-

* Bfdwne, HUt. oftht HighlmâÈi i. Il; p\ 26,- 28.

• Les 2 et 24 jwiir Jër 1650 î--Wi«baft; Appeiidix; ii~ XX ei Xil, p. 458-491.

Eh ecôsSe aeso). iW

ralèoi pratHêtfe âbu&èt* p&r les asserUoflè Atiâftôlèufteè de oèt itfip^detit fanferoà qui se présente au ttiôdde OômiDâ reifêtti de l'àUtorité de 8. M.^ sou» le titre de lièiitetifttiû g^uyemeut* et éapitaine général de ee royaunie. ï^ T6ii« h» ftnéiéns griefe du parti dominant/ et le« tàriations de oôùduiie imputéei à Montrose à Torigine dee difteôrdëA dtileft^ et le» oruatiiéè dont oh l'arâit accusé pendant la campagne de i045^ pour Charieè !•% étaient iiabileihent réeutnéft dani ces deux acteë qiie toutes les chaires pi^ bytérienneè §e chargèrent de commenter; et au moment ofi il i^mettftlt le pied sur le sol d'Éeosse^ les colères et lé» tél¥ëiii^ dti peuple s'unirent^ eôntre Mdtttro«e, aux bAi6ë§ et âtit ftifttifles de ses ritaux.

Éa débAf^uâtit à l^entrémité ieptentridnàle de Vtmêe, il dépIAf à un peu ffiêtueusement trois bannières, deai M tmà du foi/ dMt rune portait Vimage de la téta oôupéé de ËhArlei P% âtee èes mots : « iuge> 6 Seigneur, et vifigé fha ëaiiiie < » eût* là troisi^e> qui étAit la sienne pfèp^éj Un bfft« nu tenant une épée sanglante, eut ukt féflâ tioir^ et Cette detise ; Nil médium. Puis il airanfia leÉtement à travers les Comtés de Càithness it de SUtbei^ lafld, attendant, du pays même, des renforts qdi ilê t^ naieUt point, apprenant au contraire que deè chefs, tuf qui il avait compté> se rangeaient du côté du Parlement^ et visiblement surpris et troublé du peu de briiit que fusaient ton nom et ses pas. Le gouvernement d'Ëdim*' bourg, pendant qu'un corps d'armée considérable le rusemblait sèus les ordres de Oavid Leslie^ envoya en alMôt quelqiMl esoAdronB de Gavalerie éDmntendée fut

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