‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 25 sur 132 · COMMANDEMENT DE L'ARMÉE · texte numérisé non relu

COMMANDEMENT DE L'ARMÉE

aucun de vous, j'en suis sûr, ne voudrait s'engager dans aucun service contre sa conscience ; c'est ma situation aujourd'hui ; je demande donc à être excusé *.» Les commissaires rendirent aussitôt compte au conseil d^tat de cette conférence. « Le lieutenant général, dit Ludlow, joua son rôle tellement au naturel que je crus qu'il agissait tout de bon ; cela m'obligea d'aller à lui conmie il sortait de la chambre du conseil, pour le prier de ne point pousser les égards et la modestie jusqu'à un refus qui nuirait au service de la nation ; mais la suite fit bien voir que ce n'était nullement son intention. » Dès le surlendemain, Whilelocke et lord Pembroke firent à la Chambre leur rapport, et sur le fond même de la question de l'invasion en Ecosse, et sur ce qui s'était passé entre le conseil d'État et Fairfax. La Chambre vota, sans contradiction, qu'il était juste et nécessaire que l'armée anglaise entrât en Ecosse, et que, sans délai, elle serait mise en mouvement. Une déclaration fut lue et adoptée pour justiftiT cette résolution. Le greffier informa la Chambre que M. Rusliworth, secrétaire du lord général, était à la porte. On le fit entrer. Il dit que le lord général lui avait enjoint de remettre, de sa part, au Parlement la dernière commission qu'il en avait reçue pour la guerre d'Ecosse, et même son ancienne commission de général en chef, si le Parlement le lui ordonnait. L'ordre fut donné aussitôt et tout commandement miUtaire retiré à Fairfax. C était la rupture de

« Whitelocke, p. 460-46-2 ;—Parl Hist.. t. XIX, p. 266.

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