‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 29 sur 132 · SITUATION DE · texte numérisé non relu

SITUATION DE

stricte discipline, et renvoyait à Edimbourg dans sa propre voiture, pour démentir le renom de dureté farouche qu'on voulait lui faire, quelques officiers écos-

sais pris dans une rencontre : le mouvement d'effroi et d'antipathie subsistait et se propageait toujours. Cromwell ne pouvait nourrir ses troupes qu'en se tenant près des côtes et avec les vivres qui lui arrivaient par mer d'Angleterre. Quoiqu'on fût au mois d'août, la saison était mauvaise, les pluies continuelles; les maladies s'établissaient dans l'armée anglaise. Le général écossais tenait la sienne enfermée dans ses retranchements, entre Edimbourg et Leith, évidemment décidé à se contenter de couvrir la capitale et à éviter toute grande action, laissant les Anglais se consumer dans la solitude des campagnes et la disette de leur camp. Plusieurs fois Cromwell tenta d'attirer Lesley hors de ses lignes et d'en venir aux mains; il s'engageait quelquefois si avant, de sa personne, dans ces escarmouches, qu'un soldat écossais le reconnaissant et ayant tiré sur lui, Cromwell lui cria : « Si tu étais des miens, je te ferais casser pour avoir tiré de si loin. » Toutes ces tentatives n'aboutirent à aucun résultat; Lesley restait ou rentrait toujours dans ses lignes : « Us espèrent , écrivait Cromwell àBradshaw, de Musselburgh, le 30 juillet , que nous mourrons de faim faute de vivres , ce qui arrivera trèsprobablement si nous ne sommes pas approvisionnés avec abondance et à temps *. »

< Carlyle, CromuelVs Letters, t. II, p. 14-17, 22 ;— Whitelocke

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