CROMWELL EN ECOSSE
La situation devint si pressante qu'à tout prix Cromwell résolut d'en sortir : il fut décidé dans un conseil de jfuerre que Tarmée se retirerait sur Dunbar pour y attendre des vivres et des renforts, et de là, le long de la côte , sur la frontière d'Angleterre , si les renforts n'arrivaient pas. Dès le lendemain, cinq cents malades furent embarqués à Musselburgh, et on se mit en marclie. Lesley sortit aussitôt de son camp, et suivit de près l'armée anglaise, la tracassant et l'attaquant à chaque pas, sans jamais consentir à une action générale. L'une de ces attaques, |)endant la nuit , fut si vive que « notre cavalerie d'anière-garde se fût trouvée aux prises avec toutes les forces écossaises, dit Cromwell , si la providence du Seigneur n'eût étendu sur la lupe un nuage qui permit à nos escadrons de se replier sur le gros de l'armée. » Les Anglais arrivèrent à Dunbar harassés, et Cromwell apprit, en y arrivant, que Lesley venait défaire occuper, par im détachement considérable, le passage dit Cockburnspath, sur la route entre cette place et la frontière anglais(» ; défilé « si étroit, dit Cromwell lui-même, (|ue dix honunes y valent mieux pour arrêter que cpiarante pour s'ouvrir un chemin. » Aussi incapable d'illusion (|ue de découragc^ment, Cromwell écrivit sur-le-clianip à sir Arthur Haslerig, gouverneur de Newcastle : « Nous sonmies dans une situation très-
p. 466;— Z^ar7. Jf/.vf., t. XIX, p. -i98-312 ;— Brodio, Hht. of the British Empire, t. IV, p. -278, 28-1-287;— Godwin, Hisf. uf the Corninonwealth, t. III, p. •2'28.