‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 31 sur 132 · LU MOUVEMENT DE RETRAITE · texte numérisé non relu

LU MOUVEMENT DE RETRAITE

diffidle. L'eoDemi a coupé notre route à Cockbumspath, et nous ne saurions traverser ce passage presque sans un miracle. Il occupe autour de nous les collines, si bien que nous ne pouvons qu'à grand'peine sortir d'ici, et^ en y restant , nous consumcms nos soldats qui tombent malades, au delà de ce qu'on peut imaginer. Je vois bien que vous n'avez pas sous la main attea de forces pour venir promptement à notre aide* Quoi qu'il arrive de nous, vous ferez bien de rassembler autant de trou|ies que vous le pourrez ; qu'on vous envoie du midi tout ce dont on pourra disposer. Il y va de l'intérêt de tous les gens de bien. Si tous aviez été en mesure de tomber par derrière sur le détachement ennemi qui occupe Cockbumspathi yos renforts auraient pu venir jusqu'à nous. Mais Dieu seul est sage et sait ce qui vaut le mieux. Nous ferons tous pour le mieux. Nos cœurs sont en bon état, grâce à Dieu, quoique notre situation ne le soit guère. Nous espérons dans le Seigneur, dont nous avons si souvent éprouvé la bonté. Mais encore une fois, réunissez autant de forces que vous le pourrez. Faites dire à nos amis du midi de vous en envoyer. Que Henri Vane sache ce que je vous écris. Je ne voudrais pas que ce fût pubUc, de peur d'accroître le danger. Vous saurez quel usage il convient d'en faire *. » Une vive agitation, bien différente, celle de la joie et

1 Whitelocke , p. 470 ;— Brodie ;—Hxst. of the British Empire, t. IV, p. 284-289; — Cromwelliana, p. 87-89; —Carte, Ormond\<i Lettera, t. I, p. 380; — Carlyle, CromwelVs Letters. t. II, p. 33.

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de TôrgUeil > régnait aussi dans le camp des Écossais : Ite tdfàieût Se retirer deyaiit eux « cet anteehrist^ cet arrogant Cromwell qui ayait attiré sur sa tête la malé* diction de Dieu en égoi^ant le roi et en Tiolant le cove^ nant^ qui appelait ses canons les douze apôtres^ et plaçait en eux toute sa confiance. » Ils le tenaient , lui et son ârmée^ enfermés entre leurs montagnes^ leur océan et leurs bataillons. Lesley réunit son conseil; sa propre situation n'était pas exempte de difficultés ; il ne trod» vait^ sur les collines qu'occupaient ses troupes^ ni eau^ ni fourrages; il n'y pouvait qu'à grand'pbine prolonger son séjour. Il persista pourtant dans son avis ; il fallait , dit-'il^ continuer à éviter toute action et pousser de jour en jour l'armée anglaise vers la frontière ; quelle plus grande victoire que de la contraindre à la repasser malade, humiliée, vaincue sans combat? Presque tous les liiilitaires furent du même sentiment. Hais le conseil de Lesley n'était pas un simple conseil de guerre ; des délégués du comité des États et de celui de l'Église l'accompagnaient ; beaucoup de ministres, et les plus ardents, vivaient et prêcliaicnt dans son camp ; ils le taxèrent de mollesse; ils le sommèrent de ne pas laisser échapper ces ennemis que Dieu livrait entre leurs mains : «Us avaient disposé de nous, dit Cromwell, et réglé leurs affaires comme il convenait à leurs sentiments de colère et de vengeance contre nos personnes ; le pauvre pouvoir de TAngleterre disparaissait devant eux, et ils croyaient que leur armée et leur roi marcheraient droil à Londres sans obstacles. « Quoique peu convaincu^

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