REACTION EN FAVEUR
Cette frivole échauffoi^rée ne fut cependant pas perdue pour lui : Argylç et le coh)ité des États s^alarmèrent de Tantipathie qu'ils lui inspiraient et des facilités qu'H pouvait trouver pour leur échapper. Dans TÉglise presbytérienne aussi^ il ne manquait pas de ministres plus sensés que leurs fougueux confrères^ et qui disaient qu'on traitait mal le roi, qu'on était injuste et dur envers les royalistes modérés, qu'il fallait s'efforcer de rallier les partis au lieu de perpétuer et d'envenimer les dissensions. Ces dispositions influèrent sur le Parlement qui se réunit à Pertli; il se montra zélé pour la cause du roi et plus tolérant envers les royalistes de diverses nuances. On vota tout ce qui était nécessaire pour la réorganisation de l'unnée; deux résolutions, vivement combattues parles fenatiques, furent adoptées; elles déclaraient, l'une que les expressions de repentir des partisans du.feu duc de Hamilton devaient être acceptées; Tautre que, cela fait, ils devaient être admis à servir le roi et à défendre le royaume. Un grand nombre de presbytériens modérés, et même de Cavaliers, se hâtèrent de profiter de cette autorisation ; Hamilton et Lauderdale revinrent à la cour. Charles présida le conseil et s^occupa sans obstacle des affaires du Parlement et de l'armée. On annonça enfin qu'il serait bientôt, selon l'ancien usage, solennellement couronné à Scone, et on commença les préparatifs. Argyle n'était pas sans quelque inquiétude de qe mpuyeipent qui rappelait aupirès du roi s^s ajlyersaires et irritait les fanatiques, habituellement ses amis; mais il sentait la nécessité d'y céder, et Charles s'apph-