‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 36 sur 132 · COURONNEMENT DE CHARLES II · texte numérisé non relu

COURONNEMENT DE CHARLES II

forcer dans l-ouest. Mais la discussion avait été longue; Texécution fut lente ; avant que Tautorité du gouvernement eût pu être rétablie dans les comtés confédérés, Cromwell y envoya Lambert avec un corps de troupes; puisj il s'y pçwrta lui-même; soit par les armes, soit par la connivence de ceux qui lacommandaijeht, la petite armée des fanatiques fut battue et dispersée; et de sesdeux chefs, Fun, le colonel Ke|T, fut blessé et pris sans grande résistance, Tautre, le colonel Strachan , passa ouvertement à Cromwell avec plusieurs officiers : « Il y a ici, écrivait Cromwell après cette expédition, une grande désorganisation et de puissants effets de la main de Dieu sur bien des gens, ministres et peuple ; il y a beaucoup à en attendre pour la justification de notre cause. Quelquesuns sont aussi mauvais que jamais ; ils rusent hypocritement avec leur conscience et avec le covenant pour faire croire qu'il est légitime de s'unir aux anciens malintentionnés, comme ils le font en ce moment, et comme ils l'ont fait depuis longtemps en adoptant pour chef le chef même des malintentionnés; mais d'autres s'arrêtent devant de tels actes; quelques-uns même ont été contraints, par l'action dé Dieu sur leur conscience, à s'accuser tristement eux-mêmes, se reconnaissant coupables du sang versé dans cette guerre par leur participation au traité de Bréda et le retour du roi au milieu d'eux. C'est ce qu'a fait un lord de la cour de session, qui s'était retiré du comité des États; et dernièrement M. James Livingston, homme très-estimé pour sa piété et son savoir, qui avait été, à Bréda, l'un des commissaires do

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