‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 38 sur 132 · COMPLOTS ROYALISTES · texte numérisé non relu

COMPLOTS ROYALISTES

pu compter^ de sa pari^ sur un Juste retour de sincérité et d'affection * ! • .

Presque au même moment où Charles était couronné à Scone, le Parlement républicain d'Angleterpe envoyait à Edimbourg un graveur célèbre,.M. Simon, pour faire le portrait de Cromwell, destiné à passer sur une médaille frappée en souvenir de la victoire dé Dimbar. « Je n'ai pas été peu surpris, répondit Cromwell, que vous ayez fait faire à M. Simon un si grand voyage pour une chose si peu importante, du moins en ce qui me touche : autant que mon humble opinion peut avoir quelque poids auprès de vous, je pense que ce qu'il conviendrait le mieux de consacrer ainsi, ce serait le souvenir de cette grande grâce de Dunbar et votre reconnaissance envers l'armée ; ce qui serait très-bien exprimé sur la médaille si elle portait d'un côté le Parlement, comme oh en a, ditK)n, et avec grande raison, le dessein, de l'autre, une année avec cette inscription : le Seigneur des armées, qui était notre mot d'ordre ce jour-là. Je vous conjure donc sérieusement, si je le puis faire sans vous offenser, qu'il en soit ainsi. Si vous ne trouvez pas mon idée convenable, vous pouvez la inodifier comme il vous plaira; je puis dire seulement avec vérité que je serai pénétré de reconnaissance si vous voulez bien me dispenser d'avoir, sur cette médaille, mon effigie. » La médaille fui frappée sans égard à ce désir et comme elle avait été projetée d'abord. Nul grand liomme n'a poussé aussi loin

1 Somers, Tracts, t. VI, p. 117-143.

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