FROIDEUR DES GOUVERNEMENTS
rinquiétude des deux gouvernements hollandais et espagnol, furent très-\1ves; le Parlement républicain ressentit, comme on devait s'y attendre, ces sanglants outrages ; il témoigna, par des honneurs publies, sa sympathie pour les deux victimes ; Vane fit, sur l'assassinat de Dorislaùs, un rapport solennel *; le corps fut transporté à Londres, et enseveli dans TégUse de Westminster, le Parlement tout entier assistant aux obsèques*. Des témoignages analogues, quoique moins éclatants, furent rendus à Ascham : on donna aux deux familles des pensions et des emplois. On fit en même temps, et Ton renouvela à phisieurs reprises, à la Haye et à Madrid, des démarches pressantes et quelquefois menaçantes, pour obtenir justice des assassins. Les deux gouvernements la promirent et essayèrent de la rendre; les meurtriers étaient connus ; ceux de Dorislaùs étaient des compagnons de Montrose ; ceux d'Ascham , des Cavaliers anglais réfugiés à Madrid, et parmi eux se trouvait un domestique de la maison de lord Cottington et de Hyde qui résidaient alors à Madrid, comme ambassadeurs de Charles IL Mais à la Haye, on n'arrêta personne; à Madrid , quoique l'autorité civile eût fait enlever les meurtriers de leur asile, FÉgUse réclama ses privilèges, et le conflit prolongé entre les deux juridictions aboutit à l'impunité des assassins ; un seul, qui se trouva protestant, fut abandonné au bras séculier et pendu. En
* Le 14 mai 1649.
« Le 14 juin 1649.