‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 74 sur 132 · U% LE PARLEMENT ENVOIE DÈS · texte numérisé non relu

U% LE PARLEMENT ENVOIE DÈS

•en pouvoir ne passèrent à Tenfant dont sa veuve, la princésëe Maria Stuart, accoucha uûe âémaine après sa mort^ et qui devait être un jour Guillaume 111. Les magistrats des principales villes, les de Witt, Bicker, de Waal, Ruyl , Voorhout, reprirent partout les fonctions dont le prince les avait violemment écartés; Taristo^ cratie municipale et la province de Hollande, où résidait surtout sa forc€, ressaisirent leur ascendant dans le gouvernement central ; une assemblée extraordinaire dés États généraux remit en vigueur les traditions républleaines de la confédération ; tout annonçait qu'une poli* tique pacifique, et même bienveillante, envers la République d'Angleterre, remplacerait la politique royaliste et hostile du prince d'Orange. Jamais une occasion plus fevorable ne pouvait se présenter pour conclure, entre les deux républiques protestantes, cette alliance intimé que leur indiquait leur situation ^

Le Parlement s'empressa de la saisir ; il décréta que des ambassadeurs extraordinaires seraient envoyés à la Haye pour accommoder les diJBPérends et traiter de Fal^ liance des deux États ^ Afin de donner à cette ambassade plus d*autorité, on en chargea le grand juge Olivier Saint-John, l'un des plus habiles meneurs du Parle^ ment pendant la guerre civile et de la République depuis

i Le Clerc, Histoire des Provinees-Unies, t. II, p. 288-303 j — Wicquefort, Histoire des Provinces-Unies, t. lY, p. 200-220 ; -^ Wage^ naar , Vaderlandsehe historié (en hollandais, Amsterdam, 1755), t. XII, p. 18 et suiv.

* Le 21 janvier 1651.

AMBASSADEURS A LA HAYE (janvier 1651). «43

la ttetoire, ami tPalllciirs et conseiller intime de CromweH*. Salut-Jôhn refusa d'abord, alléguant sa mauvaise ^anté. (yétait un révolutionnaire égoïste, hautain et eraititif, content de sa fortufie judiciaire, de son infltiénéé Indirecte dans le goinrernemeht, et peu eiiipi^sé à cflfti* promettre, dans une mission difficile et peut-être [iéril** leiisé, son amotu'-propre ou sa sûreté. La Chambré l'e- (Mnissa son refus •, hïî adjoignit Walter Strieklahd, leul* PBtnit ctl séance leurs instnidions ■, et les fit partir ëti etitôiiranf letir mission d'im éclat inaccoutumé. Qua^ rante gentilshommes et une suite d'envirén deux cetitir domeâti((ues les accompagnaient. Saint-John emmeflè Thurt6<î comme son secrétaire. A leur arrivée eh Hôllâtide, d'abord à Rotterdam, puis à la Haye, ils furent reçus avec non moins d'empressement et de solennité ; uûé députation des États généraux vint à leur rencoiitre, suivie de vingt-sept carrosses ; on leur exprima le fégtêt dé ne jwtivolr les conduire à Thôtel consacré l)âr l'État aux ambassadeurs étrangers, et qu'occupait déjà rarilbasstldcur de France, M. de Bellièvre ; oii te* étâbilt dans un hôtel particulier, et la plupart des gens dé léut suite se logèrent aux cnvii-ons, allant et venant sâris céêse dalis les rues, toujoui's plusieui's ensemble et portant leurs épées à la main ou sous le bras, comme se croyant en pays euneuii et entourés des nieurlriers» de Dorislaûs. Les royalistes anglais étaient en etfet nom-

* Le 23 janvier 1651.

> Le 28 janvier.

' Le 25 février.

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