‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 81 sur 132 · AVEC LE CARDINAL DE RETZ · texte numérisé non relu

AVEC LE CARDINAL DE RETZ

que les sentiments qiie j'avais fait paraître pour Ift défense dé lu liberté publique, joints à ma réputation, âtatent donné à Cromwell le désir de faire une amitié avec moi. Ce ftind fut orné de toutes les honnêtetés, de tontes les offres, de toutes les vues que vous pouvéi imaginer. Vane me parut d'une capacité surprenante, le répondis avec tout le respect possible; mais je ne dis m ne fit assurément quoi que ce soit qui ne fût digne et d*nn véritable catholique et d*un bon Français*. » ItaSarin en jugeait autrement, et du sein de son exil, il éerlVAit à la rdne : « I^ coadjuteur a toujours parlé avec vénération de Croilnwell, comme d'un hoffîiné envoyé de Dien en Angleterre, disant qu'il en susciterait aussi en d'autres royaumes ; et une fois, en bonne compagnie où Ménage était, entendant relever le coU-^ rage de M. de Beaufort, il dit en termes exprès : a Si M. de Beaufort est Fairfax, je suis Cromwell*. »

MaMirin excellait à envenimer, pour perdre ses ennenàis^ leurs actions ou leurs paroles, et à s'approprier autritôt effrontément leurs exemples et leUfS armes* Pendant qu'il faisait ainsi un crime au coadjuteur, auprès de la reine, de ses sentiments sur Cromwell, il travaillait à entrer lui-même, avec Cromwell, ei) rçlttion intime ; trop sagace pour ne pas reconnaître que là étaient, en Angleterre, l'habileté et le pouvoir, c'était au maître futur de la Républirjue, non plus au

1 Mémoires du cardinal de Rets, p. 211 (édit. in-8*. Paris, 1837). * Lettres du cardinal Mazarin à la reine Anne d'Autriche (BriiHl, 10 avril 1651), publiées par M. Ravenel, p. 5, 6 (Paris, 1836).

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