‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 3)Chapitre 98 sur 132 · PROJETS DE REFORMES CIVILES · texte numérisé non relu

PROJETS DE REFORMES CIVILES

de le\er les entraves qui gênaient Fétat des personnes ou les relations communes, de satisfaire, à meilleur marché et avec moins d'embarras, aux nécessités de la vie. Dans les classes élevées et éclairées, soit égoisme, soit esprit d'ordre et juste intelligence des conditions de rétat social, ces idées obtenaient peii de crédit; les jurisconsultes surtout les repoussaient obstinément et ralliaient à leur résistance des intérêts nombreux et respectables. Mais au sein des classes inférieures, les niveleurs, les mystiques, les esprits honnêtement rêveurs ou méchamment déréglés, et toute cette portion du peuple en qui se tiennent de si près les sentiments justes et les mauvaises passions, les instincts pratiques et les absurdes chimères, accueillaient avec transport Tespoir de telles réformes et en réclamaient à grands cris FaccompUssement.

En matière rehgieuse, des désirs à la fois ardents et confus, des souffrances \ives et des désordres graves suscitaient aussi une fermentation continue. L'Eglise angUcane était tombée; plus d'évêques, plus de chapitres, plus d'étabhssement ecclésiastique officiel et exclusif. Mais la nation anglaise restmt passionnément chrétienne ; il lui faUait un culte assuré, des pratiques régulières, une prédication assidue de TÉvangile. Les sectes satisfaisciient, pour leurs adhérents, à ces besoins des âmes ; mais les sectes ne formaient qu'une petite minorité ; en dehors des sectaires, des cathoUques proscrits et des incrédules plus nombreux à cette époque qu'on ne le croit communément, était la masse de la

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