‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 23 sur 116 · LIVRE CINQUIEME. (16&3*i · texte numérisé non relu

LIVRE CINQUIEME. (16&3*i

n) couvrir le fondement; et si jamais vous aviez lieu » de croire que sa Majesté se propose de se retirer » soit ici y soit à votre armée y nous entendons que » vous en informiez aussitôt les chambres , et ne 1» fessiez rien sans leur aveu. » Essex comprit quelle naéfiance couvraient ces paroles. « J'ignore abso- » lument, répoadit*il» d'où est venu le bruit que » sa Majesté veut aller à Londr^; je ferai de moa » mieux pour en découvrir l'origine^ mais Londres » est le lieu où Ton peut en savoir le plus à ce » sujet, car paâ un mot n'en a été dit dans cette » année. Si je viens à apprendre que le roi ait quçl- » que intention de se rendre à l'armée ou au par-* » lement , je vous en informerai sans délai ; mais » je né conçois pas qu'il y ait la moindre raison » d'y croire ; et , dans tous les cas , je serais ^ je » pense, le dernier à en entendre parler {*)• »

Un bruit bien différent, et plus certain, vint surprendre le parlement et l'armée : le roi leur avait échappé. Le 3 juin, à neuf heures du soir, suivi du prince de Galles , et laissant dans la place le duc d'York ^vec toute la cour, il était sorti d'Oxford , avait passé entre les deux camps enne-

(I) Pari, liist.^i, Itt, col. 266; la lettre des <^iiiinbftâ à Essex est «kl 15 mai 1644, et sa réponse du 17 mai.

mis y et y rejoignant un corps de troupes légères qui Tatlendait du côté du nord, s'éfoit mis tapi-* dément hors d'atteinte (*).

La surprise fut extrême , et la nécessité d'une prompte résolution évidente. Le siège d'Oxferd devenait sans objet; les deux armées n'anraient plus rien à tenter en commun; le roi &A liberté serait bientôt redoutable^ il importait surtout d'empêcher qu'il ne rejoignit le prince Robert. Essex convoqua un grand conseil de guerre , et y proposa qUe Waller, moins cha^ de grosse artillerie et de bagage, se mtt à la poursuite du roi^ tandis que lui-même marcherait vers l'ouest pour foire lever le siège de Lyme , et réduire le pays au pouvoir dû parlement, Waller repoussa ce dessein ; telle n'était poitit , dlt41 , la destmatioh qtte le comité des deux royaumes avait assignée atlx deiîx armées, dans le cas où elles viendraient à se séparer; c'était à lui que le commandement de rOuest devait appartenii^. Le conseil de guerre partagea l'avis du lord général ; Essex réclama avec hauteur la soumission; Waller obéit, et se mil même sans retard en mouvement, mais après

(1) ClareiidoQ, ffisL of thérebelL, ï. V1Ï, p. 420; — Rusttworth, part. 3, t. U, p. 671. '

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