‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 42 sur 116 · LIVRE SIXIHME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIHME

hâte de peur qne rentiemi ne leur échappât. Vers dix heures , les royalistes arrivèrent , un peu troublés de la précipitation de leur mouvement; et Robert , à la tête de la cavalerie dtî l'aile droite , se lança aussitôt sur Taile gauche des parlçmen-r taires , commandée par Ireton, qui devint peu après gendre de Cromwell (*). Presque au même inoment^ Gromwell, dont les escadrons occupaient l'aile droite, attaqua l'aile gauche du roi , qvte formaient les cavaliers des comtés du nord,, sous le commandement de sir Marmaduke Langdale; et peu d'instants après , les deux infanteries placées au centre, l'une sous les ordres de Fairfex et Skippon, l'autre sous ceux du roi lui-même , en vinrent pareillement aux mains. Nulle action n'avait encore été si rapidement générale ni si passionnément acharnée. Les deux armées étaient de force à peu près égale; les cavaliers, ivres de confiance, avaient pour mot de ralliement la reine Marie; les parlementaires, fermes dans leur foi, marchaient en chantant : Dieu est avec nous. Le prince Robert fit sa première charge avec son bonheur accoutumé; après une vive mêlée, les escadrons d'Ireton se rompirent; Irèton lui-même.

;«) Le 15 janvier t64T.

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l'épaule meurfrie , la cuisse percée d'un coup de lance , tomba un moment aux mains des cavaliers. Mais pendant que Robert, toujours emporté dans la même fiaute, poursuivait l'ennemi jusqu'aux bagages du camp , bien défendus par des artîHeurs, et perdait le temps à les attaquer dans Tespoir du butin, Cromwell , maître de lui-même et des siens comme à Marston -Moor, avait rompu de son côté les escadrons de Langdale ; et, laissant à deux de ses officiers le soin d'empêcher qu'ils ne se ralliassent, se hâtait de revenir sur le champ de bataille, où les deux infenteries étaient aux prises. Le combat était là plus vif et plus meurtrier que partout ailleurs. Les parlementaires, chargés par le roi en personne , avaient été mis d'abord en grand désordre; Skippon était grièvement blessé; Fairfax le pressa de se retirer. «Non, » dit-il, tant qu'un homme tiendra, je resterai » ici ; » et il donna à sa réserve l'ordre d'avancer. Un coup de sabre abattit le casque de Fairfox ; Charles Doyley, colonel de ses gardes , le voyant parcourir tête nue le champ de bataille, s'empressa de lui offrir le sien. «C'est bien comme «cela, Charles, lui dît Fairfax; je n'en ai pas » besoin ; » et lui montrant un corps d'infanterie royale que rien n'avait pu entamer : «Cesgens^là

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