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il y eût réusai sans peine , car le prince Maurice ^ sen frère , en était gouYernèur. De toutesrles {daoes où le rot pouvait se retirer ^Newark était celle où Robert devait plus difficilement arriver et se faire entendre. Â la grande surprise de oeu?( qui Veû^ touratent^ le roi décida qu'il irait à Newark (^): .
Le prince en fut bientôt informé^ et, nialgré sa défense, se mit en route pour aller l'y trouver. Le roi répéta qu'il ne le recevrait point; mais lord Digby était inquiet. Soit Hasard, soit dessein, le bruit courut tout à coup que Montrose avait réparé sa défaite , battu I..esley , et touchait à la frontière des deux royaumes. Sans plus d'informations, le roi partit avec lord Digby et deux mille chevaux, pour tenter une troisième fois de le rejoindre. L'erreur fut promptement dissipée : après deux jodrs de marche, w sut, à n'en pouvoir douter, que Montrose , sans soldats , errait toujours dans les montagnes du nord. Le roi n'avait rien à foire que de retourner à Newark, et Mgby lui-même en convînt. Mais pour lui , bien décidé à n'y point rentrer au risque de se voir en fece du prince Robert, il persuada au roi qu'à tout prix il fallait faire parvenir des secours à Montrose, et se char-
{^) Clafêndon, Hist. 6fthê rebdl., V. VUÎ, p. tr>3-i:>(5.
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gea de le« conduire. Ils se séparèrent : Digby, avee quintô cents chevaux ^ presque tout oe qui restait au roi ^ continua sa route vers le nord; et Charles rentra dans Newark^ n'ayant plus que trois ou quatre cents ehetaux pour armée ^ et John Âshbnmham^ son i^et de chambre , pour conseiller (*).
En arrivant, il apprit que Robert était au châtean de Belvoir, à trois lieues de la place, avec son frère Maurice et une escorte de Cent vingt offtciers. Il lui fit dire de rester là jusqu'à nouvel ordre j déjà offensé qu'il fût venu si près sans son aveu. Mais le prince avança toujours, et beaucoup d'officiers de la garnison de Newart, le gouverneur même, sir Richard Willis, allèrent à sa renc(mtre; 11 arriva, et, sans être annoncé, avec toute sa suite, se présenta devant le roi : «Sire, lui dit^il, » je viens rendre compte de la perte de Bristol , et* » repousser les imputations dont on m'a chargé. » Charles, embarrassé autant qu'irrité, lui répondit à peine : c'était l'heure du souper; l'escorte des princes se retira , on se ttiit à table; le roi s'entretint avec Maurice sans adresser la pat*ole à Robert, et , le souper fini , rentra dans sa chambre. Robert
(') Clarendon, HisL oftke rehell^ i. VlH, ^. 157-159.
alla loger chez le gouverneur. Le lendemain pourtant le roi consentit à la convocation d'un conseil de guerre ; et après quelques heures de séance , une déclaration fut rendue portant que le prince n'avait manqué ni de courage ni de fidélité. Aucune sollicitation ne put obtenir du roi rien de plus.
C'était trop peu au gré du prince et de ses partisans. Ils restèrent à Newark, exhalant sans contrainte leur humeur. Le roi, d« son côté, entreprit de mettre un terme aux désordres toujours croissants de la garnison. Pour deux mille hommes de troupes , on y comptait vingt-quatre officiers généraux ou colonels dont le traitement absorbait presque toutes les contributions du comté (*)• Les gentilshommes des environs , même les plus dévoués, se plaignaient amèrement du gouverneur. -Charles résolut de le remplacer, avec égard pourtant et en l'attachant à sa personne. Il lui annonça qu'il lui donnait le commandement de ses gardes achevai. Sir Richard s'en défendit, disant qu'on prendrait cette élévation pour une disgrâce ,^ qu'il était trop pauvre pom* la cour :.« J'y pourvoirai^» lui dit le roi en le quittant. Le jour mémo, à
(^) Clarendon, Hist^. ofthe i^bell, t. VIII, p. 156.