LIVRE SIXIÈME. (f6A5*IM
trouTéeB dans la véiturâ deVarchevéque déTaâiri, l'on des chefs des insurgés^ taé par hasard kii milieu d'une esoar&iouGhe, sous les tours dé Sligo {*). Lé omiité des deux royaumes ^ qui^ depuis trois mois, les tenait en réserve pour quelque occasion importante, les mit sous le$ ^énx des diambres; elles en ordonnèrent aussitôt la publication (*);
Le trouble du roi fut grand ; les faits étaient réels ; le parlement né savait même pas touti Depuis près de deux ans (^), Charles conduisait en personne ciette négociation , à Imsu de s(m patti, de son conseil , se cachant même quelquefois du marquis d-Oraaond, son lieutenant en Irlande, quoîqu^il ne doutât point de son^èle et ne pût se passer de son concours. Un catholique^ lord Herbert, fils atné du marquis de Worcester, et créé naguère comte de Glamorgan, avait seul en cette affsiire toute la confiance du roi. Brave, géné^ reux , inconsidéré , dévoué avec passion à son maître en péril et k sa religion opprimée, c'était Glamorgan qui allait et venait sans cesse , tantôt
(^) Le 17 octobre 1645.
(2j Pari. HisL, t. 111, col. 428. — Rushworth , part, 4, 1. 1, p. 238 etsuiv.
(3) La première commission du roi à Glamorgan est du 1*' avril 1 644 .
26^ RÉVOLUTION DANGLBTERRE.
d'Angleterre en Irlande ^ tantôt de Dublin à Kilkenny, se chargeant des dénmrches qu'Oroaond ne voulait pas faire ^ et sachant seul jusqu'où pouvaient s'étendre les concessions du roi. Par lui passait la correspcmdance de Charles avec Rinuccini y nimce du pape^ récemment arrivé en Irlande ('), et avec le pape lui-même. Enfin le roi l'avait formellement autorisé y par un acte signé de sa main et connu d'eux seuls i^)y à accorder aux Irlandais tout ce qu'il jugerait nécessaire pour en obtenir un secours efficace y s'engageant à tout approuver^ à tout ratifier y quelque illégales que les concessions pussent être , désirant seulement que ri^i ne transpirât jusqu'au jour où il pourrait tout avouer. Le traité avait été conclu le2Q août précédent, et Glamorgan, toujours en Irlande, en pressait vivement l'exécution. C'était là le secret 4e ce^ frér quentes visites, de ces longs séjours du roi au château de Ragland, résidence du marquis de Worces*er, et de ces espérances mystérieuses qu'il laissait percer quelquefois au milieu de ses revers f).
0) Le 22 octobre 1645.
(^ En date du 12 mars 1645.
P) M. Lingarda recueilli et présenté avec clarté tous les faits relatifs à cette négociation, dont les principales pièces originales sont entre ses mains. [Hist. of Engl.y t. VI, p. 537-541; note 1, p. 655-664, édit. ltt>4. Londres, 1825.)
On af^rit presque enniéiifie tem ps à (Hford et à iNibKn que le traité était conûu à I^ndres; O^mofid comprit sans peine quel coup «n recevraient > dans Mm propre parti ^ les affaires du roi: SoH q\m Im-méme igoorât ipratmeat , comme il le dit^ que Charles eût autorisé de telle&^oncessiou», sent plutôt qu'il voulût le mettre en mesure de les désayouer, il fit à l'instant arrêter Glamorgan {% craime a^ant outré^^ssé ses pouvoirs et compromis gravement le monarque en accordant aux rebelies ce que leur refusaient toutes les lois. Inébranlable dansson dévouement^ Glamorgan se tut^ ne produisit jpoint les^otes secrets V signés €tor<e«^ qu'il
avait entre les mains, dit même que le roi n'était pmnttehu de ratilSer ce qu'il avait cru devoir pre^ mettre en son nom. Charles, de son côté, se hâta de le désavouer dans une prociamatîon qu'il adressa aux ehaml^es {% et 4aiis ses* lettres offtcielles au consdl de Dublin f) : à l'en croire, Glamorgan n'avait d'àutte mission que de recruter des soldats et de seconder les efforts du tord lieutenant; mais, dans l'un et l'autre parti, le mens(mge n'était plus qu'une Vieille «t inutile habi-
(I) Le 4 janvier 1646.
(') Le 29 janvier. Pari; Hiat., t. )U, ool. 4S5. (^) Du 31 janvier. Carte , Orwofkfi £i/e, t. Ht, p. 4*rj-447. H. 17
(ude; p^rsonae^ pat Hàme le peuple ^ ti'^n était plu^ tr^É^pé.* A« bout 4e qùalqnès Jûwrs f )^ ^a- Biûr^li sortit d^prisâA.ei r6Minifi0iiçi t<mte»MÉ (léiyi^rcbe» pocyr faire p9«er, t« même pnx, we arinée irlaadaMe eo Anglétenre. Le parl^Bàeiit yota^iM^ la jttitiAciatioa du ni était iMiilfUfliilef)i CipsaweU^ potti^ la dermôre fais, Ait eotaifiué f)anii son 0Maàniaiide»eat (^):; ^t Charlas.se vit con^ traint de cbarefcer eoçora 9<m aatot daas la gMna; &0m0^ s'il eftt pula soutenir/ .
. , IH)ux corps da troupes, seulement lui restaêent : l'm d^n^ le comté de €oraouaiUes> aoualBaoedrés do lord H€{>tei^;> Tâutre sur lm4Proftti^?M du pays de Gall^, sa«is œitiË de iord ÂaUey.. Ver» le «diliea dejan^^ierr^e prince de Galtes, rteuîeurs gouyerqeqr de loue^( ^ mais ab^ndoi^ par Gofiag et GreeBvijte 9 Jusque-là ses géiaéfau!^ j avait mandé iofd Uoptou^. longtemps le clief de. œs craalâft, pow le 4^onjiAret de rc^prendre }^ coiamafideiaeiit d^adébrî» d^armée eiacore réagis atitcftir de Itti^ .<^ Jkfoi^aeJlgiieur^ loi dlS HoptoUi c'est iaâiâ.teDaftt u)tViiS2^e y pour les gens- qui ne veulent pas sesou- ^^ mettre à ee qu'on leur . ordonne^ de dire que
(1) Le l*' février 1646.
(2) Le 31 janvier. J^arL, Bist.x 1. 111^ c©l. 43^..
(3) l4i ?7 janvier. /Wd„ t. lil^.coL 428, .
UVBE SIXIÈME. (i6A5-i6à^> â59
» €i'«6| contre leur hoooeur^ que leur honi^eur ne » leur permet pas de Ssûre ceci ou cela : peur sia ;»p9rt^ je ne puisol^ir aujourd'hui à votre Alteeie ».sws me résigner au^ sacrifice de «Km hopaeur ( »ifMf avec Let troupes qu'Ole me doDACi coomieiit ft le coûsenreraîs^je? Leurs aoûs seuls les cni^^nt ; » leurs ennemis s'en moquent; elles» ne sont ter^^ » ribles qu'au jo^r du pillage ^ et résolues que pour » s'enluir^ Cependant^, puisque votri) Alt^&e a jug^ » nécessaire de m'appeler, je suis {^ôt à la suivre, » au risque d'y p^dre mon honneur; » et il reprit le jcommaodeinent de sept ou huit mille hommes» Mail il leur fut bientôt aussi o<]^eux que l'étaient pour lui leurs ei^cès; lej» braves mêmes ne pouvaieiU souffrir sa discipline et sa vigilanœ^ accontUB^és S(His Goring à une guerre moins gênante et plus proAts^ble. Fairfox, toujours appliqué à squ- Q^ttre rouest) tarda peu à niap^cher contre eux.^ et le Id février^ Hopton essuya à Torriu^tw , mw la frontière du oomté de CornoiiaiUes^ une débute plus désastreuse que sanglante. Il tg^ta vainement^ en se retirant de ville en ville , de reformer quelque part son armée; of liciers et soldats lui manquaient également: «Je n'ai jamais | disail*il, donné à >' celle époque un reiulez-vous à un régiment sans » le voir arrivé réduit de moitié ou deux heures
260 IIÉVOLUTION îyANGLKlEhni!:.
» Irop tard. » Fairfex le serrait chaque: jour de plus près. A ta tête du fetble corps qurluirêBlatt Adèle, Hopl^H se vit bientôt acculé ir la pointe de Coriiouailles. A Truro, i) fut inforlné que y las de la guerre , et pour en ftniry des gens du^ pays méditaient de se saisir du prince de Galles et de le livreiuau parlement. Llieuîre de la nécessité était Venue; le prince s^embarqùa^ suivi de son cdnseil t mais pour se retirer seulement presque eii vue des cètes j sur uiî sol anglais , dans l'île de Scilly. Libre de ce souci, Hopton voulut tenter encore de combattre; mais ses troupes demandaient à grands eris k capituler. Fairfex lui fit offrir des conditions honorables ', Hopton éludait toujours : ses officiers lui déclarèrent que , s*il n'y consentait , ils traiteraient sans lui : « Traitez donc, leur dit^il^ mais » non pour moi ; >» et ni lui ni lord Gapet né vou^ lurent en effet être compris dans la capitulation. Les articles signés et l'armée dissoute, ils s'embarquèrent pour rejoindre le prince à Scilly, et le roi ne conserva plus dans le sud^ouest que d'insigniÀànlos garnisons (^). ^
- Lord Astley n'eut pas fin meilleur sort : il était à Worcester avec trois mille hommes ; le roi lui
(1) Qarenden, Uist, oftherébeti.y t. Vtif, p. 172-189.— Rushirorih, part. 4, t. I,p. 99-H5.