‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 52 sur 116 · LIVRE ^XlfeME. '(I6451t · texte numérisé non relu

LIVRE ^XlfeME. '(I6451t

Arrivé sur les hauteurs de Harrow, en tue de sa capitale ; il s'arrêta plein d'anxiété; il pouvait descendre, rentrer dans Whîtehall, paraître tout à coup au milieu delà cité qui revenait & lui. Mais rien ne lui convenait moins qu'une résolution sin^ gulière et hardie, car il manquait de présence d'esprit, et craignait surtout les chances qui pbu-» vaient compromettre sa dignité. Après quelques heure» d'hésitatimi , il s'élelgoa de Londres, et marcha vers le nord, mais lentement, presque au hasard, en homme toujours incertain. Montreuit avait promis de venir à sa rencontre à Harboroughj dans le comté de Leicester, et ne s'y ttmiva point: Le toi, inqiiiet^ envoya Hudsôn fe la découverte, et se rejeta dans les comtés de Test, errant de viUe en ville, de château en château, surtout le long dos côtes , changeant saos cesse do déguisem^ni» demandant partout des nouvelles de Montrose , et vivement préoccupé dû désîi? de le rejoindre. Mais c'était encore là une trop longue et trop embarrassante entreprise. Hudson revint; rien n'était changé ; Montreuil promettait toujours , dans le camp écossais , une retraite , sinon agréable , du moins assurée. Charles se décida enfin , par lassitude plutôt que par choix; et le 5 mai , neuf jours après son départ d'Oxford, de grand matin, Mon-

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treuil riatroduisit à Kclb<'^m, quartier général des Écossais (^).

A la vue du roi , le comte de Leven et ses of fi^ ciers affectèrent une extrême surprise : avis de son arrivée fut donné aussitâtt aux commissaires du parlem^t ; des courriers partirent pour aller l'annoncer à Edimbourg et à Londres. Officiers ^ soldats traitaient le roi avec un profmd respeet ; mais le soir, sous prétexte de. lui rendre les hoo^ neurs qui lui étaient dus^ upe fbrle garde fut placée à sa porte; et lorsque, pour connattre sa situation^ il voulut essayer de lui donner le mot d'ordre : « Pardon , sire j lui dit Leven ; je suis le plus vieux » soldat; votro Majesté permettra que je me charge » de ce Scan (*). »

(<} Ruflhworth, parU 4, t. I, p. 267. — > Clarendoo, Hist. of ihe rcfteW., t. Vin, p. 25S.— Sfarte-ftipers,!. ÏI, p. 228. — Whîlelockc, p.2U.

0 Malcolm Laiog , Hist, ofScoOand,, t. UI, p. 352, note 7.

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