LIVRE ^PTIËliB. (16M-m7^ ' 2gi
acc^filer : M. de Bdlièvre, ambassadeur de Frmce/ arrtTé à Newoastlê le même j«up que le meéssige: des elidmbr^ ^ le loi coiiseUlait sm nom de sa cour (*}. Moiitreml lui apporta des lettres de la reine qui l'en ptessait vivement (*)• sur un avis de Bellièvre^ elle ftt même partir rar4e-ch»Bp de Paris un he«imede sa maison ^ sir William Dave^ nânt, avec ordre de dire au roi qiie sa féûstancr était désapprouvée de tons ses amis* « De quels »amis? dit £l£srles avec humeur. — De lord »JermyH^ site. — ^rmyn n'entend rien aux » dioses 4ié rËglise. — Lord Cc^epepper est du » même avis. .-^ Cdep^per n'a{>oint de i^Ugion $ » qu'en pense fi^de? — Nous l'ignorons , sire : le » chancelier de l'échiquier n'est point à Parts ; il » a abandonné le prince ^ et est ri^té à Jersey^ aa » lieu de le suivre auprès de la reine ^ qui en est » très ofifensée. -^ Ma femme a tort; le chancelier >vest on honnête homme qui ne m'abandonnera' » jamais, ni moi, ni le prince^ ni TËglise : je suis » très fôché qu'il ne soit pas auprès de mon fils. » Davenant insistait avec la vivacité d'un poète etla légèreté d'un libertin ; le roi s'emporta et le chassa
(<) Pari, Hi$t,, col. 512. — ClarcDdou, HhLoftherebelL, l. VIH, col. 273-275.
(*) WWtt^lockc, p. 221.
rudanetit de M prétiwe {>): fie la par( 4w bytériMs y le» ^mlMÇM n'élai«iH fias m^^ v)ve»; plusieurt villes d'ÊeosM^ EdimbMrg ratr^ft Mlr^d^ adreisèMSt ae ?ûî de» pôtttioiia amUa^e^^ (^){ ]|a cité de Londres voulaît en Mw a«fa»t y iW^ iuN< défapae formelle des e^mmuftea Ym ^^s^^ï» {% Eftifai 1» menace vint eé jûiidreb à le |yrîèi«; V%tamèlée général^ de VËglne àc^oteaiae demanda^ que^.si lé reî refunit le cei«Bânl> i^ ne {iû| en aweun cas yeniv en Ëcotse (^)i et dans une au* dîence solennelle, en pséeebce de» copunîeeaîMs éeessais^ le.cbaneeliery lord Low4^> hH dédasa que, 8^1 persistait dans ses refus ^ Penlrée de l'Ecosse Itti serait en effet intesdita» et qu'pn Angleterre on pnfiFri^t bien le dépi)sAr et instîMier un autre gonvemement (^).
Tent éehpna contre: la i^té du m % Sds sor«T pules religieux^ et aussi qwlqne &eoretei^irii«a MurristeiMt teujeors de erédnles ûtt d'iniiigaiits amis {^). Aprte ayoi» rqtatdé de |ottr en jû4r
(2) \Vhite|ocke, p. 220, 223.
(5; OH Part, mst., t. XV, p. 5-7. -^ Mémoires de Ltidtow, t. T, p. 205.
^^1 Clarendoii , Hist. of ^ r^beU.^ t. VUl, p. 283. (5) Rusbworth, part. 4, 1. 1, p. 319.
,^) Mémoires de Ludlov, t. 1, p. 207.
sa réprasé^ k iv Mùt^ il il appeler #nftii |b4 camjdihsairea et leàr ramit un mos^^c) é^ri( o4> sans repousser absolument lofi po^aîtianr, il poâeiMndait qu'on le reçût à Londres pour traHer m persanne avec le parleaiéat (^).
Les ind^endànts ne purent oen tenir leurîoia. Les oonmisie^ires de netéor, il fut proj^osé y êttm Tusage, de voter en leur feveur des reœèrelt* ments. « C'est le roi quiLfeut rettçrciepis'^m » un membre* — Qu^allons-nous derenir, nminkeit » nant qu'il a refusé nos propositions? demittdai^ » avec anxiété un presbytérien. --^ Q^ aencms^ ju nous devenus s'il les eût acceptées ? répandit iii| » indépendant f). » Un message arriva <les oominisn sair^s éeoasaia/ olfoant de rea^t^ra testes M places cpi'ils occupaient ^ et de retirer d* Angle^riè leur armée (^). Les lords vsAèreAt qtt& l^urs- ffàres d^Ëcosse avaieùt bien mérité du royaume; l^s communes ne sa joignirao^t pas à ce veAe^ mais elles adoptèrent une ordonasënee qui dé^dait de mal parler deft Ecosse et de rien i^prioifif coqtre eux (^). Un moment les deux paftifivr^il
(0 Pari, IJist.y t. m, col. 513-316.
(^ BurMt, IfeiHoirj «flfte Hammon&, p. saS.
(3) Le 10 août 1646. Pari Hist., t. HI, col. &t6.
{*} Le U août. Œd Pari. HisL, t. X¥, p. 61*6i3« Getit o«liHW«i)ce
ssà MÉvoLirriON ^mousTmitE.
rebuté /l'autre rassuré par les réfoé du roi, pa* rureïit ne plus songer qn'i régler de concert leurs intérêts et leurs débats.
Maïs les trêves de prudence ou de dépit sont courtes entre les passions ennemies. Les affres de retraite des Écossais donnaient deux questions à résoudre : Gemmait seraient réglés les arréra^ qui leur étaient dus et qu'ils réclamaient depuis longtemps? Qui disposerait de la personne du roi? Dès qu'elles s'élevèrent ^ les partis rengagèrent le combat.
Sur la première ^ les presbytériens eurent sans p^ne l'avantage : les demandes desÉcossais étaient^ il est vrai y ex<Hrbitantes ; déduction faite de ce qu'on leur avait déjà payé ^ ils réclamaient encore près de 700^000 livres sterling^ « sans parler^ disaient^ »ils, des pertes énormes qu'avait subies l'Ecosse » par suite de son alliance à TÂnglet^nre^ et dont » ils confiaient l'évaluation à l'équité des diaœ- »bres(*).»Lesindépeadants se récrièrent^ avec une amère ironie ^ contre une fraternité si o^iéreusej à leur tour ils opposèr^t aux Écossais un compte détaillé des sommes par eux perçues et de leurs
ne passa dans les communes qu'à la ma^orilé de «eni Ureote vote contre cent deax.
(«) Old Pari: Hist.y t. XV, p. 66-71.
efxaetk>â.s dràsle nord du royaume^ coiiq[>te4'aprè« lequ^ rËcossê se serait trouvée redevable envers rAngleterre de plus de 400,000 livres sterling {*}. Mais de telles récriminations ne pouvaient être admises, ni même sérieusement débattues par des hommes sensés; la retraite des Écossais était évidemm^dt nécessaire ; les comtés du nord la sjdUî* citaient à grands cris; pour l'obtenir, il fallait la payer, car une guerre eût coûté bien plus cber et compromis bien davanta^ le parlenient. Vohrstination tracassière des indépendants ne parut qu^une passion aveugle ou une manœuvre de footicHi ; les pred[iy tériens y au contraire , promettaient d'amener les Écossais à des prétentions plus modérées : tous les hommes incertains , ou méfiants, ou réservés , i[ui ne marctoient sous la bannière d'aiumn parti, et qui plusieurs ftns, par dégoût du despotisme presbytànen, avaient donné aux indépendants la majorité, se rangèrent en cette occasion du côté delèurs adversaires : 400,000 livres sterling Airent votées (^) comme le maximum des concessions que pouvaient espérer ks Écossais,
payables moitié au moment de leur départ, moitié
(«) OW. ParL Hist,, t. XV, p. 71-75.
(>) £n qufttre votes de 100,000 liv. st. cbaciin, les IS» 21, 27 août et 1" septembre. (M Pari. Hist,^ t. XV, p. ei, 65^ 76.
ché, ^t lih temprunt hypothéqué sur la vente defe biens de l'figtiisé Alt aussitôt ^v^t dons la dté jpttur en remplir tes conditions (*).
MÉfI î}UiiAd il stskgU de la personne du roi> la pi^i^dA des presbytérietis devînt embarraasaiiAe l e4^seAt-il^ désiré «(^11 r^iàt mire lea maîna dés ticossàîé^ ils ne pf)uvaiettt laisser seniement paral»ttre une lélle idée > tar l'wgueil oatîoQal la repona^ iifàft àbseltitoènt^ c^tait^ dirait^n de toutes par ts^ \^ drbit et Thotme^ du pedple âhgbiia de dififioser Wkl de^on sonveranit ^lelle juridixîtîoB pouvaient p^ëîldre les ficodsais sur le sol de l'Angleterre ? Ml n'y ^ienl rien ^uedei auiiliaires^ des auxiliaires soldés, et qui, ien effet y on le vo^yait bieti^ tte s'inq^laient guère q[ue de leur solda ^ qu'îfe pftssenl doûè teur argent et retournassent dafii^ teUri)a^s^ on n'avait d'eux ni beaoin ^i ^eudr^ kte ik^saisy de leur côtéi^ quel que i^ ieur désir d'évilier lottlé rup^re ^he pouvaient acciepter sans rdsistance de tels mépris : Charles ^ dirent- Us , étt»t ieur roi Mssi bien que celui des Anglais 4 ils âviaient eomibe euk le droit de veiller sur sa personne et sa destinée ; le covenant leur en faisait
(^) te ï 3 octobre Î646. Rushwortti, part. ï, t. t, t). ^76. — Méfnoires éeÛoViU, p. 9i,
^n dev^in Là ^tvéMè dévkii très animée % les
dccuisâttdtis Irécipr^qiiéB se tnultipKQieat et b'éébatiffitielll de jouir &si J^ur $ chaque jouf le peÉf4â^ ^ûs^ii$iiii€liotl d« partts^, se prooMBçait plus ?î?qhitèhl éonl^è le^ prétehtion» de» Ëcoesaî$^ car ils 6iteiieiit débtkud dahs i'o^ilMM populam^, les pué- Jùgés ) tes antipathie» nationales araîeût réparé^; et lewr aVidité, leur pirudenee étraîlev leur pééai^ tetiie théologique ééj^aisAt^nl ohaque jour davalita^ à UiSRpril plu^ éténdn et plw libre ^ au fan^ îhtàB plus lat^e et plus hardi de ieun sdlié». Les bbefe potitiques du parli presbytérien > flollk, Stàpt^tmk^ Giynn^ fetiguéi d'une lutte dans hi- ^uêire il6 tse aenéttmt centraints^ et suberdonnés^ ett^chaieÂt iiiipMteniinont lesm^oyeMd'y mettfce tintbl^iye. Ils ^e persuadèrehU; que si les écossais f^Aéltakut le bdi aux ntaîn^ dés ci«ambre»v ^ ^'- 9iendk^i alisédé UcM^rehAn cette armée àrtald^ Miqâè foïte de» inéépëndantS) véritable ewienrfe da )[)arleineht et du. M-^ Ih tonséillèreiit dnhe an'x Écossais de céder, dans Tinlérèt même de leur cause ; él au même hi<i)hïént, déterminée éatis doute par la même influeiioe^ les. lords. acquieseèrBUt enfin {*] à ce votedes communes, depuis cinq tnoîs
0) Le 24 àepteïhbrc ieie^ '
388 RÉVOLUTION 1>*ANGLËTE|L«K.
eii.8tt8peR$> « qu'aux deux . <^mbre& seules il » appartenait de disposer de la personne du roi (* )• » Les^presbytéri^DS écossais y la plupart du looins^ né demsmdaîeiit pas mieux que de croire à la sagesse de ce conseil et de le suivre t embarrassés de kur pàrcq[>re résistance et ne sachant comment y renoncer^ ni comittant la soutenir. Mais les amis du roi avaient acquis naguère y dans le parti , vfi peu plus de hardiesse et de pouvoir : le duc de Hamilton était à leur tète ; détenu trob ate dans le château du mont Saiàt*Michel left CorhôuailleS;» par suite des méiiances*que sa conduite incertaine avait inspirées à la cour d'Oxford et Ilu roi luimême j il en sortit enin quand la place tomba aux mains du parlement, passa quelques jours à Londres^ Élisant à tous les membres dés deux cham* bres les visites les plus empressées , se rendit de là à Newciastle où Charles venait d'arriver avec Tarmiée écossaise^ rratralûentôt dans son ancienne faveur y et de retour à Edimbourg^ y Ssdsait^ pour , le salut du roi, les plus sincères efforts f ), À lui se
, (<) Riubworth , part. 4, 1. 1^ p. 329-372. — Mémoires de Hollis, p. 92-94. — ClaretidoB, Hùi. of ihâ réMl, t. Vllt , p. 284.— Baîllie, 'tatPfs, t. n, p. 2{^7. -^ Ifafoolm LB^g.'nm. êf SooUand, t^l^, p. 369, 5(^6.
(^) ClareHdoB, Hist. ofthe rd>elL, t. VU, p. 79-84; t. Vlll, p. 489, 2dl ; t. IX, p. 42. ~ Rushworfli , part. 4| 1. 1 , p. 327.
ralUèrenl aussitôt presque toute la haute no* blesse du royaume^ et, dans la bourgeoisie t les presbytériens, modérés ^ les hommes sages que dégoûtaient Taveu^e feaatisme de la multitude et l'insolente dominatioû de ses ministres^ les hommes honnêtes et timides prôts à tout sacrifier pour retirouver quelque repos. Us obtinrent Tenvoi d'une nouvelle ^t solennelle députation qui vint à Nèweastle conjurer à genoux le roi d'accepter enfin les propositions du parlement. Les instances passionnées de ces députés, tous compatriotes de Charles», presque tous compagnons de sa jeunesse , ébranlèrent sa résolution ? « Sur ma parole y leur dit-il y » les dangers que vous m'avez peints me troublent » moins que le chagrin de ne pas donner prompte »et pleine satisfaction aux vœux de mon pays » natal, exprimés par votre bouche. Je ne veux pas » qu'on se trempe sur mes intentions, je ne refuse K» point; non, je proteste.que je ne r^use point. h Mais songez bien que ce que je demande unique* n ment, c'est d'être entendu, entendu par les^gens » de Londres : si un roi refusait une telle chose » au moindre de ses sujets, il passerait à juste » titre pour un tyran. » I^e lendemain même, sans doute après de nouvelles sollicitations, il offrit de borner le maintien de l'Ëglise épiscopale à cinq