‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 64 sur 116 · livre; septième: (t6&646à7.) as · texte numérisé non relu

livre; septième: (t6&646à7.) as

ver contre l'avidité d'une feule de membres, l'ac^ e^mulation des emplois ^ les indemnités, lespF<h fits sur les séquestres ; les ceiivmunes votèrent qu'aucun des leurs ne recevrait plus ni chargtf lucrative, ni don, ni assignation sur les biens des, délinquants; qu'ils rapporteraient même au trés^^ public les sommes qu'ils avaient déjà touchées i que leurs terres seraient soumises à la loi conH miiné pour le paieinent da leurs dettes (^). Enfin , le comité, chargé de recevoir les* plaintes des citoyens contre les membres de la chambre , était tombé ^n désuétude ; on le remit en vigueur (')• , Mais le jour était venu où les concessions ne prouvent plus^ que la détresse , et où les partis né riscomiaissent leurs foutes que pour les expier. W cité détestait les indépendants, mais avec craiûte,] et ne portait aux chefe presbytériens (jpi'un dé** vouement sans respect ni confiance , comme à d^ patrcms décriés et vaincus* Un moment.ces mesures parurent produire quelque effet : le conseil commun proclama son ferme dessein de soutenir le parlement (^) ; quelques escadrons de cavalerie bourgeoise se formèrent; on recruta dans la milice :

(1) Le 10 juin. ParL Uisl., t. lU, coi. 603. - WbilelockB, p. 251»/

(^) Le 3 Juki. Rughwortè , pan. 4* U l, p. S^.

i^) U 10 juin. ParL UiU., t. lU, col, 60t. — Wbitelocke, p. 2^4.

3)8 UËVOLUnON 9*ANGLETEflIIS.

les officiers réformés se firent inscrire en loule chez Massey, Waller, Hollis* On fit autour de Londres des préparatifs de défense (^) : les chambres votèrent enfin (') que l'armée serait sommée de s'éloigner, de remettre le roi à leurs commis-' saires, et sa Majesté invitée à venir résider à Richmond y sous la garde du seul parlement (')• Mais l'armée avançait toujours. Fairfex écrivit en son nom au conseil commun (^) pour se plaindre qu'il laissât recruter contre elle. Le conseil s'en défendit platement , s'excusant de ses alarmes y et protestant que , si l'armée se retirait y si elle consentait à demeurer cantonnée à quarante milles de Londres y tout dissentiment cesserait bien^ t^t (^). Pair fox répondit que cette lettre venait trop tard y que son quartier général était déjà à Saint- Albans y qu'un mois de solde lui était absolument nécessaire (®). Les chambres accordèrent la solde, et insistèrent sur un mouvement rétrograde (^)«

(t) RiubworOi, pan. 4. 1. 1» p. 552et8uiv. — Pari ^tyl., t. UI, col. 614.

(*) Le 11 Juin,

(3) Le 15 Juia. Pari //»(., t. UI» col. 6U.

{*) Les 11 et U Juin. Pari. Hist.j col. 608, 628.

(&) Les 12 et 15 juin. Rushworth, part. 4, t. I, p. 557. — Pari hist,, t. lU, coi. 630.

(6) Rusbworlli, part. 4, 1. 1, p; 560.-~ PaH; flût,, t. III, col. 613.

{f) Les 15 et 21 {iiin. Pari. Hù$,, t. UI, col. 63), 639.

UVAË SEPTIÈME. (16^616^7.) 339

L'armée demanda que d'abord les onze membres , ses ennemis, fussent écartés du parlement (')• Les communes ne pouvaient se résoudre à se porter de leurs propres mains un coup si fetal ; plusieurs fois déjà l'af&ire avait été mise en délibération , et toujours la majorité avait répondu qu'une accu* sation v^ue j sans feits à l'appui des reproches , sans preuves à l'appui des feits, ne pouvait dépouiller dé leur droit des membres du parlement ('). c< La première accusation contre lord Strafford a été » vague aussi et purement générale, disait l'armée; » comme on fit alors , nous fournirons nos preuves » plus tard (*). » Et elle continuait à s'avancer. Le 26 juin,, son quartier général était à Uxbridge* La cité lui envoya des commissaires, mais sans succès. L'effroi redoublait cbaque jour : déjà on fermait les boutiques , on blâmait amèrement les onze membres d'une obstination si compromet-^ tante pour le parlement et la cité. Ils comprirent sans peine ce langage , et offrirent eux-mêmes de se retirer. Leur dévouement fut accepté avec une avide reconnaissance (^); et, le jour môme de leur

(1) Le 23 iuiR. ParL Hist., t. III, tel. 640-650.

(2) Jlf(fmotrerdeHollis, p.i53elftuiv.^PaH. tftt(.,t. Ul, col. 653.

(3) Riubirortb, parti 4, 1. 1, p* 594.

(«) Le 26 jitin. PaH, Hist., t. Ul, col. 654. — MénuÀm de HoU», p. 162-164. -* Clarendon , Suae^Paperii t. U, Appendice, p. ixivm;

33» RËVOLUTIOK DANOLKTERRE.

retraite, les commuaes volèrent qu'elles avouBient de tout l'armée , qu'elles pourvoiraient à son entretien j que des commissaires seraient nommée pour régler^ de ooncert avec les siens, les affaires do royaume , qu'en attendant on prierait le roi de ne point venir à Richmond comme on le lui avait demandé naguère, et que, dans aucun cas, il ne pourrait résider plus près de Londres que m serait le quartier général ('). Â ces conditions, Fair£iX rétrograda de quelques milles, et désigna dix commissaires pour traiter avec ceux du parle-" ment(*).

Au moment où le roi reçut la nouvelle de ces résolutions, il se disposait à partir pour RichiBond, selon le voeu des chambres ; à le tenter du moins, car, depuis ce vœu , il était l'objet de la plus exacte surveillance , et, tratné de ville en ville à la suite de l'armée^ il voyait partout, dès qu'il arrivait, da nombreuses sentinelles entourer son logement. U en témoignait hautement son humeur : «tPuisque » mes chambres, disait-il, me demandent d'aUer » à Richmond , si quelqu'un prétend m'e» empè*

(t; Pari Hist., t. III, coL 656. ^

(2) Les 30 juin €tl** juillet. Rufhwoplh» pan«4, t, I, ii. 596. — Pari. Hist., t. III, col. 661. Les commissaires de rArmée (uteai Cremwell, IreloD, fteetwood, Ruinsborougli , Harrisoo, sir Utrdress Waller, Rich , HavtmoiMl, Lamberl et Desbc^roiigh. .

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