‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 67 sur 116 · II · texte numérisé non relu

II

».1S «feVOI^imON DANGLETKttRÊ.

»»qiieatâi elles vaincus. » Mah à ces cofidiltoUs^ déjà moins rigoureoses qne celles des chambres ^ ne s'ajoutait point l'obligation d^abolir l'Église épiscopaie , ni celle de ruiner la plupart des royalistes par d'énormes amendes , ni Tinterdiction légale^ pour ainsi dire, du roi et de son parti ^ font qu'il plairait au parlement. L'armée y il est ^rai^ demandait en revanche des réformes nouvelles et au fond plus graves ; une distribution pins égale des droits électoraux et des taxes publiques^ leehangementdelaprocédure^^ivtle^ la destruction d'une foule de privilèges politiques, judiciaires ^ ôommerciaux; l'introduction enfin, dans Tordre social et les lois, de quelques principes d'égalité jusque^à inconnus (*). Mais, daos 1^ pensée même de leurs auteurs, ce n'était point contre le roi, sa dignité ni son pouvoir, que ces demande» étaient dirigées r et nul ne croyait la prérogative inléfessée au maintien des bour^ pourris, des profits scandaleux des jurisconsultes, ou des fraudes de quelques débiteurs. Aussi Berkiey jugea-t^il ces conditions d'une douceur ine^^ée , et telles qu'à son avis jamais couronne , si près d'être perdue^ n'avait été recouvrée à si bon marché. Il sollicita

(') Voir les Éclaircissements et Pièces historiques ioinis aux Mémoires deriolfig, p. 26ï>-2t6, (lâtisma CoM^cffow;

et obtint la periûissiôn de tes communiquer èrt secret an rot (*)y avant q^ie Tarmée les lui pt^senfi^ offîcieltement* Sa surprise fat plus grande encbrè' qu'à leur première entrevue ; Charles trouva les conditions très «lurei, et s'en exprima avec beaucoup d'humeur : <t Si Ton voulait vraiment conclure » avec moi ^ dit-il , on me proposerait des cboses ». que je pusse accepter. » Berkïey hasarda quelques observationi / insista même sur les périls d'un refus : «Non, dit le roi en rompant brusque- » ment l'entretien > saUs moi , ces gens-là ne petf- * vent se tirer d'afSsdre ; vous les verrez bieritflf » trop heureux d'accepter eux-mêmes des condi- « tiens plus égales (*). »

Berkley cherchait , sans le découvrir, un motif à tant de confiance, quand arriva au quartier général la nouvelle que le plus violent soulèvement régnait dans la cité, que des bandes de bonrgec^ et d'apprentis assiégeaient incessamment West»^ minster, que d'heure enhefure le parlement pou^ vait se voir contraint à voter lé retour du roi , la rentrée deson«e membres, les résolutions les plus^ fatales à Tarmée et à son parti. Depuis quinze jours, surtout depuis qu'un congé de six mdié,'

{^j Vers te 25 juillet.

^^i .Wérnoircs do Berkley, p. 163-183.

9U RÉVOLUTION lyANGLETERRE.

9avoyé aux onze membres (*)^ avait fait perdre à leurs partisans tout procliain espoir^ des syuiptAmes de plus en plus noeDaçants, des rassemblements^ des pétitions y des cris tumultueux annonçaient cette explosion ; une mesure, que de part et d'autre on regardait comme décisive, là fit éclater. Le comité presbytérien , investi depuis deux mms du gouvernement de la milice de Londres ^ fut dissous, et les indépendants reprirent possession de cet important pouvoir (')• La cité ne put se résoudre & se voir ainsi représentée et commandée par ses ennemis : en quelques heures la fermentation devint générale ; un papier affiché dans Skinners'hall , et portant l'engagement de tout foire pour que le roi pût revenir à Londres avec honneur et liberté, fut couvert à Tins tant d'un nombre immense de signatures; au départ du messager pour le quartier général , on en expédiait des copies dans tout le royaume ; on dressait une pétition pour en demander Tapprobation aux chambres ; les officiers réfor-* mes s'unissaiait partout au peuple ; tout annonçait un mouvement aussi étendu que passionné {^).

(1) Lb 2a Juillet 4647. Pari HUt,y t. lU, col. 7lâ. — Rushworth, part. 4, t. ly p. 628.

(2) Le 23 juillet.

(3) Pari. Hist,, 1. 111, col. 712 et suiv. — Rushvortli, part. 4, i I, p. 635 et suiv. — Whitelocke, p. 261 et suiv. — Mémoires de Hollis, p. iHt.

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