LIVRE SEPTIÈME* (i6/i6-ieû
écartée 9 reprise ; il la signa enfin (^). Â^hburnl^ain et Berkley partirent pour la porter m quartier général ; ils rencontrèrent en route \jn second messager que leur expédiaient deux ofl^cierd de leurs amis, pour en presser de iiouveau Tenvoi : ils arrivèrent. La soumission de la cité était arrivée avant eux. Les membres fugitif venaient depa^ sor Farmée en revue (^) à Hounslow-Heath , au milieu 4es plus bruyantes acclamations ; elle mar-^ cliait avec eux vers Londres , sûre d'y entrer sans obstacle. La letb'e et l'alliance du roi n'avaient plus de prix pour des vainqueurs (®).
Le surlendemain, 6 août , un brillant et redoutable cortège partit de Kensington pour Westminster; trois régiments formaient ravant-garde, un quatrième l'arrière-garde ; entre eux marchaient Fairfax et son état-major à cheval ^ iesf membres fugitife dans leurs voitures, et à leur suite une foule de leurs partisans empressés de s'associer à leur triomphe. Une double baie de soldats bordait la route , tous une branche de laurier à leur chapeau et criant : « Vive le parlement ! le » libre parlement ! » A Hyde-Park attendaient le
(<} Le 4 août. Rushworth; part. 4, t. H, p. 75a.
(2) Le 3 août.
(3) AfémoÎTfSfieBerktey, p. iS8.— Rusbworth, part, i, t. il> p. ir^O.
3iyo DÉVÔLtîTiON b'ANGLËTEttlK.
lord maire et les aldermen Yeiius pourt^mpHi&efiter le général de ta paix enfin rétablie entre Tar^ mée et la cttéi Fairftix leur répondit à peiné et en passant « Pltis loin, à Qiarin{;-Cross^ se présenta également le conseil commun en corpi^ ^ qui n^ reçut pas un accueil plus attentifs Oti arriva au parlement t les chefe presbytériens s'étaient enfuis ou cachés ; Fair fox rétablit dans leurs sièges les patrons de Tarmée , écouta d'un air modebt# leurs pompeux rcmerctments f entendit voter poitr ses troupes un m<>is de solde, puis alla prendre possession de la Tour, dont à Finstant même on le nomma gouverneur (*).
Deux jours après ,Skippon marcjbant an centre et Cromwell à l'arriéré garde ^ l'armée entière traversa Londres , grave, silencieuse, dans l'ordre le plus rigoureux ; nul excès ne fut commis > p«i un bourgeois ne reçut le plus léger affront (^) ; le» cbefii voulaient rassurer la cité et lui imposer eft mémie temps^ Leur dessein ne manqua point s<^ effet : à l'aspeet de cfes soldata si exacts et si B&rs^ déctles et menaçants , les presbytériens se renfér-^
(«) Rushworth, part. 4, t. II, p. 756. —Pari. Hisî., t. III, col. 736 et suiv. — Mémoires àeUM&y p. 2i^:
(2) Mémoires de Ludiow, t. I, p. 258. — OarendoiT^ Wiêt. of ike rêhelL, t. VHÏ , p. 335. -* Whflelo<*«, p. 267.