‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 70 sur 116 · LIVRE SEPtlÈMte. {im-iW.) âbi · texte numérisé non relu

LIVRE SEPtlÈMte. {im-iW.) âbi

mèrent ij^s leurs maisons y . \^9 îùdépendântÀ reprirent partout possession du pouvoir, le» lâches s'empressèrèiit avec confiance autour des vfcin* ({ueurs. Le conseil commun pria Fairfex et seâ officiers d'accepter nû dîner puMlc ; Fairfex re-fusa ; on n'en fit que plus promptement cisder, potir la lui offrit, une aiguière d'or (*). Il se trduva même un certain nombre d'apprentis qui vinrent lui présenter leurs félicitations , et il les reçut en audience solennelle^ cbarmé de donner à croira que , dans cette jeunesse redoutée , l'armée aussi avait un parti f); Les chambres, de leur côté, les lords surtout, étalaient leur servile reconnaissanoe r ils votèrent que tout ce qui s'était fiait en l'absence des membres réfugiés 4 Tarmée était nurde |^iû. droite sans qu'il fût besoin de le, révoquer (^) : Ce< vote inquiéta tes cômivunesf elles consentaient & tout rapporter^ k poursuivre ]^rtout li^ auteurs de l'émeute qui avait amené la scission; mais la plu-' part des nombres , restés à Westminster^ avaient concouru à ces actes dont on leur demandait de dédarer la nullité absoUie ; trois fois ils refusèrent

(«) Rushwortb, part. 4, t. II, p. 761-764. ^liMnak98 4e Hollii^ p. 220.

(2) Riuhwortli, pan. 4, 1. H, p. 77«.

?) Le 6 août. Pari. Hist,, t. III, col. 745.

352 BÉVOLUTION DANGL^TTHIRE.

de se livrer à ce point (*). Dès le lendemain (^) ^ un parti deeavalerie vint camper dans Hyde-Park; des postes furent placés autour de la chambre des communes, à toutes les aveiiues ; au dedans Cromwelletlreton soutinrent avec menaces la résolution des lords (^) ; on l'adopta enfin , et rien ne man^ qua plusau triomphe de rarmée^car ceux-là mômes qui l'avaient subi ra proclamaient la.l^timitjé.

A ce grand et facile succès, le mcmvement révolutionnaire jusque-là contenu ou réglé > même parmi les indépendants , par les besoins de la lufte^ prit ea liberté son essor ; toutes les passions, toutes les espérances, tous les rêves s'enhardirent et se déployèrent. Dans les rangs élevés du parti, au sein des c(Hnmunes, dans le conseil général des officiers, les projets républicains devinrent clairs et positifs : depuis longtemps déjà Vane, Ludlow, Haslerig, Martyn, Scott, Hutdikison, répondaient à peine quand on les accusait d'en vouloir à la monarchie ; ils n'en parlèrent plus qu'avec mépris;

<') Les 10 èl 19 aoÀt, te propMUkm fini é<ar(ëé pur quatre-vingt-' seise voix contre quatre-^ingt-treiz« , quatre-vingt-cinq contre quatre vingt-trois , et quatre-vingt-sept contre quatre-vingt-quatre. {Pari JWrt., t. illr ^- ?5«ï 77^.)

(») Le 20 aoàt.

(») Mémoires de HoHis, p. 21&-2I9. -u Pnrl ÏMsè., t. îlf, col. 758- 773. — Whilclofko, p. 208.

LIVRK SEPTIÈME, (16A6-1667.) 353

le principe de la souveraineté du peuple, et, en son nom, d'une assemblée unique, par lui délé-* guée, pr^ésida seul à leurs actions, à leurs dis-* cours; et dans leurs entretiens, toute idée d'ac-^ commodément avec le roi , n'importe à quels termes, fut traitée de trahison. Au-dessous d'eux, dans le peuple comme dans l'armée, éclatait en tous sens le bouillonnement des esprits ; sur tout^ choses, des réformes jusque*>là inouïes étaient invoquées ; de toutes parts s'élevaient des réforma^ teurs ; à leurs fougueux désirs aucune loi n'imposait de respect, aucun fait ne semblait un obstacle ; d'autant plus confiants et impérieux que leur ignorance et leur obscurité étaient plus profondes, leurs pétitions, leurs pamphlets chaque jour re« naissants portaient partout la menace. Cités devant les juges, ils mettaient en question les juges euxmêmes, et les sommaient de quitter un siège usurpé ; attaqués dans les églises par les ministres presbytériens , ils s'élançaient tout à coup vers la chaire, en arrachaient le prédicateur et prêchaient à leur tour, sincères dans leurs extases, quoique habiles à les employer au profit de leurs passions « Aucune doctrine forte et complète, aucune inten-* tion précise et générale ne présidait à ce mouvement : tous républicains, ces champions popu-

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