Livre fiUfTfÈMfr (îèVJ-m^) Mé
tnmmnt où tul {yarvénuiéAt \ei lettries d«f Rerkley, «mé décrète iiivtttitic^fi de repôasser des prôpôsi^ tî<iiii!;f^i offensantes, ot la profA^sée qu'ils se fm< dratent. e«x*méified à l'fle de Wight, pour traiter avec Ifri ] au nom de l'Ecosse , à de bieh iBeillêufes conditions, te lt faut attemdreV dit*il à Berkley de s> fotout r je teux en finir avec les ïleossais avant de^ )» quitter lé royaume; s'ïk' me voyaient Ikm ééé )» mains de Tarmée^ ils seraimt bien plbs éxi^ y» géants (^. »
Les lords Lauderdale, Lowden et Lanerk affï^' Tèrent en effet au^ ehftteau de Carisbrooke presque en même tempsque tord E>èribigh et ses cinq eol*^ Ijàgues ^)y comijfiisiàires de Westminster, f^s négo^ eiations , déjà entufoiéês à iiampton-Court, se renouèrent aussitôt entre ^eux; et le roi , avec granch mystère, èarits n'étaient venus , disaîont-ils, qui' pour protester, entré ses mains, oontre les prdpô^^ silfons du parlement. En d&ax jours le traité fut eeiiclu, rédigé, signé (^), et eniiMi dané un jardin de rtle, en attendant qu^on pût l'en laire sortit!
(>) Pari. Hist., t. III, col. 825, 826. (2) Mémoires de Berkley, 218-223.
(') Le 23 d^cembHi I<f47. Park fM., t. III, col. èt4, St?.— Bowring, p. 87.
(<) Le 26 décembre.
AM RÉVCMUTION IfAIilGLETERRB.
sans Ranger. 11 promettait au roi l'intenrentioii d'une armée écossaise pour le rétablir dans ses justes droits 9 sous la eonditiou qu'il confirmerait pour trois ans le régime {Hresbytérien en Angle-' terre y quoique dispensé de s'y conformer lui et les siens , et qu'à ce terme ^ TassMablée des théo* Iqgiens consultée^ il réglerait définitivement, de concert avec les deux diambrea, la constitutton de l'Ëglise. Plusieurs stipulations au profit de l'Ecosse, et dont l'honneur anglais eàt été vivement offensé, accompagnaient cette concession générale. On con^ vint en outre qu'à l'appui de l'armée écossaise les cavaliers se lèveraient en armes dans tout le royaume ; qu'Ormond irait reprendre en Irlande le commandement du parti royaliste ; que le roi enfin, dès qu'il aurait repoussé les quatre propositions > s'évaderait de l'tle pour aller sur la frontière d'Ecosse , à Berwick ou dans quelque autre place, attendre en liberté le moment d'agir (')•
Tout ainsi convenu > Gkarles fit dire aux commissaires du parlement qu'il était prêt à leur damner sa réponse f ). 11 avait résolu, comme trois ans auparavant dans les négociations d'Oxford, de la
(1) CUr*adk>o, Hisl* of the rebdl,^ t. IX, |». 4a-56. -^ Barnft, Jl0fnoirso/eA0J/am»<ton«, p. 325-334.
(2) Le 27 décembre.
UVRE HUITIËMË. (1647-16/19.) ^01
leur remettre eaebetée^ craignant qu'instruits de son refus ; peut-être même de ses projets/ ils ne prissent contre lui des mesures qui feraient tout échouer. Mais lord Denbigh refusa obstinément de recevoir sous cette forme le message du roi : « Le y> parlement nous a chargés , dit-il , de lui rappor- 9 ter^ non tout ce qu'il plairait à sa Majesté de nous » remettre 9 mais Tadoption ou le rejet dès quatre Dbills. » Il fallut céder et lire à haufe toix le message. Charles repoussait absolument les propositions/ et demandait à traiter en personne, sans être tenu de rien accepter préalablement. Les commissaires se retirèrent , eurent avecHammond une courte conférence, repartirent pour Westminster; et quelquesheures après leur départ, pendant que le roi s'entretenait avec Berkley et Âshburnham des moyens d'évasion préparés pour la nuit suivante, les portes du château se fermèrent , l'entrée en fut interdite à tout étranger, les gardes furen^t partout doublées , et presque tous les serviteurs du roi , Ashburnham et Berkley les premiers , eurent Tordre de quitter l'île sur-lechamp (').
m Mémoires 4^ Berkley, p. 225*230.— i?ar{. Htst., t. III, col. SIS* 830. — Bowring, p. 92-94. — Clarendoii, Hist. of the rebell.^ t. IX, p. 22-27.
/i02 BÉVOLUTION irANGl^ETERtlù
Uno. colère plc^tne de douleur s'empara de Charles ; il fit appeler Hammoud : « Pourquoi me n Iraite^^vous de la sorte? Où sont vos ordres? » f^tce l'Esprit qui vous inspire oela? « Hammoad, qui n'avait point d'ordres formeUy se tajsait^ bési^ lait; il parla en^n de la réponse que sa Majesté venait do faire ai|x propositions du parlement « Ne m'avez^vous pas promis, dit le roi , sur votre u honneur, qu'en aucun cas vous n'en prendriex » avantage contre moi? — Hammond. Je n'ai rien » promis. ~ Le noi. Vous ôtes plein de réticences » et de SLublcrfuges ; me donnerez-\ous un de mes » chapelains? Vous lenez, dites-vous, pour la ^ liberté de conscience : n'en aurAÎ-je point, nvoi'i » -^ HA¥¥œiD. Je ne puis vous , dopner un cbape^ «» laiq. — Le uok Vous ne me traitez ni engentil^ p homme , ni en chrétien. *-^ Haumoho. Je vous » parlerai quand vous serez en meilleure d|sposi-< ï> tien, -r Le ivo(. J'ai 1res bien dormi la nuit der^ )) nière. — tUnMOBin. Je me suis conduit très pivi-^ » lement avec vons. -r- Lfi noi . Pourquoi n'en » foites-v.ous pas autant à présent? *^ Hammc^I^* » Sire, vous êtes trop haut. — Le roi. Ce nepouf^ » rait être la faute que de mon cordonnier, et je »ne vois pas qu'il ait haussé ies talons de mes » souliers. » Il répéta deux fois cette phrase en se
uvms, HUITIÈME- i/iw-m9,) m
promraant dans k chambre ; puis revenant vers Hammoft^ : ^< Aurais-je la liberté de sortir pour V prendre lair? — Hamnond, Non, je ne pois • raccorder. -^-Lb aoi. Vous ne pouvez Faccord^? » Je suis donc en prison? EH-<^ là la foi que vous » medevet? aonl^ce là vos serments? Répondes. » Hammond sortit vivement troublé et les larmes aux yeux; mais il ne changea rien à ses dispositions {*).
Cependant les commissaires du parlement arrivaient à Westminster ; à peine avaient-ils rendu compte de leur voyage et de ses résultats, qu'un membre, jusque-là inconnu, sir Thomas Wroth , se leva dans la chambre des communes (^): « Mon- » sieur l'orateur, dit-il, Bedlama été préparé pour n les fous, et Topheth pour les rois (^) ; le nôtre
^(i) ClarendoD, State-l*aperSt t. II, Appendice, p. xliy. — Rusbworth, part. 4, t. II, p. 959-960. — WfaUelocke, p. 2S8.
(2) Le 3 janvier 1648.
(9) C>gt-àHlire Vmfer. Tef^th eti un moi kébTgi^iie (foi déMfloe, dMK WD sens géûérâl, ue ehete aboaiîBiible, «Kgne à^nécntiÊm (!• molTadioal signifie ^eudurmoee déjfoût) , el, à litre ée nom propre, OB lieu dans la tallée Beti HiDnom (Tallée dM fila de la lanenlation) Qè ToD avait longtemps offert des saerificef à Mdocli, où forent Jetéet toi statues dea faai dieoi lorsqa^on démofit lears antelt sar les hav-* towvde Jénisalam, et qui dOTinl ploa Urd um sorte de voirie destinée à recevoir les îmmondiees , et oè Ton brûlait lereorps. des snppliciéa. C*est ^D ce sens que le prophète Ésale» menaçant d^uoe mine eotim SeBiMchérifo et son armée, dit (ciiap. m, vers. 33) : « Depuis longtemps Top^Mh est préparé povr le roi. » Cependant quelques aneieM
m RÉVOLtmON D'ÂNGLirrEBRE.
» s'est conduit naguère comme si Bedlam était le » seul séjour qui lui convint : je demande kum- » blement que les chambres ne s'adressent phis à » hii y et règlent sans son concours les affeires » publiques. Peu m'importe la forme du gouverne- » ment qu'elles établiront , pourvu qu'il n'y ait ni » diables ni rois. » Ireton appuya sur-le-champ la motion. « Le roi, dit-il, en refusant les quatre » bills, a refusé à son peuple sûreté et protection ; » c'est uniquement en retour de sa protection que » l'obéissance lui est due ; puisqu'il nous retire la » protection , c'est à nous de lui retirer l'obéis- » sance et de régler l'État sans lui. » Étonnés d'une si rude attaque, irrités eux-mêmes des refus du roi , les presbytériens parurent un moment embarrassés et timides ; plusieurs voix s'élevèrent cependant contre la mesure : « L'adopter , dit May-
doctean, entre aatre§ saint Jén^ine et le paxaphraste ckaldéeo, enCend&re&t simplement par Topheth, l'enfer ^ la Géhenne; et, à leur eieœple , Calvin et les théologiens reformés de son éeole n*ont prêté à ee mot aucune autre acception. C'est exk ce sens que le prend la version angUiise de la Bible , que remployaient Iftlton {Parad, lo^, chant V% vers 392^ 4^3-485) et les écrivains du temps,, et que sir Thomas Wroth fait allusion au passage d'ËsaKe, présent alors, comme tout le texte des Uvres sacrés ^ à la mémoire de la plupart de ses auditeurs.
Je dois ces renseignements à la savante amitié de Tun des ihéologten9.{»rotestant8 les plus éclairés de notre époqtio^ U. Stapfer.