‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 90 sur 116 · LIVRE llliniiiME (16/17^16490 4Ût · texte numérisé non relu

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leur tour d'être ainsi pressés par un ennemi inférieur, et rencontrant^ près deWarrington, un défilé avantageux , les Écossais firent enfin volte-face , et là s'engagea une troisième bataille , plus longue et plus meurtrière que les deux précédentes; mais avec la même issue. Les Anglais empotèrent le défilé^ puis^ à Warrington même, un pont sur la Mersey que les Écossais voulaient rompre pour se donner le temps de respirer. Un découragement tumultueux éclata dans l'armée écossaise : un conseil de guerre reconnut que Tinfanterie, sans munitions , ne pouvait plus résister ; elle se rendit tout entière. Hamilton, à la tête de la cavalerie^ essaya de gagner le pays de Galles pour y ranimer rinsurrection royaliste; puis, changeant tout à coup de dessein, il se dirigea vers le nord-est, dans l'espoir de réussir à regagner l'Écpsse. Mais partout I sur son passage , les paysans se levaient ea armes, les magistrats le sommaient de capituler ; à Utoxeter, dans le comté de Stafford, sur le bruit qu'il méditait de s'évader avec quelques officiers, ses propres cavaliers se mutinèrent. Déjà Lambert et lord Grey de Grooby, détachés à sa poursuite , étaient près de l'atteindre : trop faible de cœur pour lutter contre un si mauvais sort, il laissa ses gens se rendre ou se débander à leur

gré (*), accepta lui-même les conditions que voulut Lambert, fut envoyé prisonnier au château de Nottingham ; et après quinze jours de campagne y Cromwell, ne voyant sur le sol anglais aucune trace de l'armée écossaise y se mit en marche vers TÉcosse pour Tenvahîr à son tour, et enlever ainsi aux presbytériens royalistes tout moyen d'action et de salut (*).

Mais , dans l'extrême péril , les partis , loin de s'abattre , s'exaltent et portent leurs plus rudes coups. Avant même que ces grandes nouvelles parvinssent à Westminster, dès qu'ils avaient vu Cromwell se mettre en mouvement contre les Écossais , les presbytériens avaient compris que son triomphe serait leur ruine , et que sa perte ou la paix promptement conclue pouvait seule les sauver. Ils dirigèrent aussitôt , vers l'un et l'autre but, leurs plus énergiques efforts. HoUis, qUi, malgré le rappel des onze membres , avait jusque-

Ci) Le 25 août.

(2) Rushworth , part. 4, t. H, pi 1237, 1239, 1241. — Clarendon, Mi^, ofthêrébêU,, U IX, p. 143-147. ^ MfémMKes de mistrisslluicfaînsoD, t. II« p. 173 ; de Ludlow» t. i, p. 308. — Pari. Hist., t. IIL col. 997-1000. ' Malcolm Laing, Hist. of Scollandy t. UI, p. 400- 403. — Godwto, Bkt. vf tke eommmwMàk^ t. It, p. 56^^572. - Baker, A Chronicle of the kings ofEngland, etc.; p. 606. ( Londres, 1665,in-fol.)

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