‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 4)Chapitre 91 sur 116 · LIVRE HUITIÈME. (i6A7-16/i9.)' W · texte numérisé non relu

LIVRE HUITIÈME. (i6A7-16/i9.)' W

là continué de vivre en France, sur la côte de Normandie, vint reprendre son siège dans les communes (*). Huntington , naguère major dans le propre régiment de Cromwell, dénonça publique ment, dans un mémoire adressé à la chambre haute (*), lès intrigues du lieutenant général, ses promesses au roi, puis ses perfidies, Taudace de son ambition , son mépris des chambres , des lois, des devoirs et des droits comtnuns des hommes , les pernicieux principes, les menaçants desseins qui tantôt perçaient à travers son hypocrisie, tantôt écla^taient dans la familiarité de ses entretiens. Les lords ordonnèrent la lecture du mémoire , et Huntington en affirma sous serment la vérité ('). Il se proposait de le présenter aussi aux communes ; mais telle était déjà la terreur du nom de Cromwell qu'aucun membre ne voulut s'en charger. Il l'envoya sous enveloppe à Voraleur : Lenthall n'en dit rien à la chambre ; il tenta de le remettre à ^huissier, qui refusa de le recevoir. Les lords le transmirent officiellement aux communes; lord Wharton, un des plus intimes affidés de Cromwelï, suivit les messagers, fit avertir Torateur du but

(<) Le 14 août. Riubwortb, part. 4, t. U, p. 1226. p) U 3 août.

(3) U 8 août.

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de leur message ^ et ils ne furent point intro* duits (*). Les indépendants se récriaient avec indignation: c'était, disaient-ils, une criminelle lâcheté d'attaquer de la sorte un homme absent, qui , peut-être à cette heure , délivrait son pays de l'invasion étrangère , et beaucoup de {Mresbytériens eux-mêmes étaient intimidés par cet argument. Il fellut renoncer à tout espoir de perdre ainsi directement le lieutenant général, et Huntington se contenta de foire imprimer son récit. Les démarches dirigées vers la paix eurent plus de succès. En vain les chefe indépendants, Yane

et SaintJohn surtout, s'épuisaient en artifices pour traîner les débats en longueur; en vain d'autres plus grossiers, Scott, Venu, Harvey, Weaner, se livraient contre leurs adversaires aux plus fougueux emportements; ces violences mêmes, l'anarchie de plus en plus croissante, larrogance des soldats , le ton impérieux des pamphlets et des pétitions, même pacifiques, tout révélait à la chambre sa propre décadence , tout portait au désir de la paix quiconque n'était pas engagé sans retour dans la faction : « Moqsieur l'orateur, dit » un jour Rudyard (*), à force de siéger ici, nous

(0 Pari, Hist., t. lU,col. 965. — Whildocke, p. 323. (3) Le S août. Pari Hi$t., i. III^ col. 984-986.

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