‹ Histoire de la révolution d'Angleterre (volume 5)Chapitre 100 sur 113 · LIVRE TROISIEME. (16i!i0-16/ï · texte numérisé non relu

LIVRE TROISIEME. (16i!i0-16/ï

du parlement (*). Le parti royaliste grossissait à Vue d'œîl; bientôt il s^enhardit , et tourna contre ses adversaires les armes de la liberté. Oeorge Benyon, riche marchand de la Cité, adressa aux chambres une pétition Contre leur ordonnance sur la milice, et beaucoup de bourgeois considérables la signèrent avec lui (*). Les gentilshommes dû comté de Kent s'assemblèrent pour en rédiger une en faveur de la prérogative et de Tépiscopat {') ; des membres du parlement , sir Edouard Dering entre autres, premier auteut» du bill contre les évoques, provoquaient ouvertement ces démarches (*). Les pamphlets royalistes circulaient avec grande faveur; ils étaient piquanls, hautains, écrits d'un ton de supériorité élégante et moqueuse ; parmi le peuple même^ l'insulte aux meneurs dès communes trouvait accueil et crédit: on y parlait avec dérision du roi Pynij et des paim de sucre qu'il avait jadis reçus en présent, et de I0,d00 livres sterling, de l'argent du m, qu'il venait, disait-on, de donner en dot à sa fille, et de la poltronnerie du comte de Warwick, qui

(<) Rushworth, part. 3, t. I, p. 751.

(*) Pari. HisL, t, II, col. 1150.

(3) Le 25 mars, auxiissises de Maidstone. PaH, Htst., t. II, col. 1 147.

{*) Le 25 mars, aux assises de Maidstone, t6id.,coI. 1147.

avait son cœur dans ses bottes , et mille autres grossiers propos que naguère personne n'eût voulu redire ou seulement écouter (*). Dans les chambres, enfin y les amis du roi se montraient fiers et susceptibles; des hommes jusque-là silencieux, sir Ralph Hopton, lord Herbert , repoussaient vivement les insinuations offensantes pour son honneur. Il était clair qu'aux yeux de beaucoup de gens sa cause dévenait bonne, et qu'ils la soutiendraient au besoin, car ils n'hésitaient plus à l'avouer. Le parlement prit l'alarme; l'amour-propre des chefs s'irrita ; nourris dans la popularité , ils supportaient impatiemment l'injure , le dédain , et que , dans cette guerre de plume , l'avantage parût rester à leurs ennemis. Â ce péril , et autant par humeur que par calcul, ils opposèrent la tyrannie ; toute libre discussion cessa ; sir Ralph Hopton fut mis à la Tour (*), lord Herbert censuré avec menaces (^), George Benyon et sir Edouard Dering accusés (^), la pétition du comté de Kent étouffée (^). Le bruit courut qu'elle allait réparât-

{}) Pari. Hist., t. II, col. H64, 1405.

(^) Le 7 mars 1642. Pari. HisL, t. II, col. lUS.

(3) Le 20 mai 1642. Ihid., col. 1242.

(4) Les 31 mars et 26 avril 1642. Ibid., col. 1149, 1188. [^) Le 28 mars 1642. Ibid,, t. II, col. 1147.

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