LIVRE TROlSHiME, (lfi/iO
armes sur l'ordre du roi (*) ; des instructions envoyées dans tous les comtés prescrivirent l'organisation de la milice (^) ; en beaucoup de lieux elle se formait et s'exerçait spontanément. La translation des arsenaux de Hull à Londres fut commandée, et s'accomplit malgré les obstacles (^). Le roi avait ordonné celle des assises de Westminster à York, pour attirer dans sa résidence le gouvernement légal tout entier; le parlement s'y opposa, et fut obéi (*). Enfin il nomma un comité chargé de négocier, dans la cité, un emprunt, sans en indiquer l'emploi (*), et fit partir pour York des commissaires , tous gentilshommes riches et accrédités dans cette J)rovince, avec ordre de résider auprès du roi, quoi qu'il pût dire, et de rendre compte aux chambres de tout ce qui se passerait sous leurs yeux (®).
La fermeté des commissaires fut égale aux périls de la mission : « Messieurs, leur dit le roi à leur p arrivée, que venez-vous faire ici? je vous or-
(*) Le 17 mai 1642. Pari. Hist., t. II, coL 1235.
(2) Le 4 juin 1642. Ibid., coL 1328.
(3) /6»d., col. 1319.
{*) Ibid.y co\. 1233.
(^) Le 31 mai 1642. Ibid., coL 1323.
(^) Le 2 mai 1642. Ces commissaires étaient les lords Howard et Fairrax, sirHugb Cholmondley, sir Henri Cholmondley et sir Philippe Slapleton, {ParLHisLy t. II, col. 1206, 1210-1212.)
» donne de repartir; si vous me désobéissez^ si » vous restes j prenez garde à vous ; point de me- » nées, point d'intrigues ; sinon^ nos comptes seront » bientôt réglée (^) . » Ils répondirent respectueuse- Vient et restèrent^ insultés chaque jour ^ souvent menacés , rarement libres de sortir^ mais agissant sous main y observant toutes choses et informant de tout le parlement. Tout étsdt en mouventent à York comme à Londres : le roi commençait à lever une garde ; mais n'osant requérir impérieusement ce service, il avait convoqué, pour l'obtenir de leur zèle , les gentilshommes des environs (*). La réunion fut nombreuse et bruyante (^) ; de longues acclamations accueillirent les paroles du roi ; des huées éclatèrent à la vue des commissaires du parlement. Mais le même jour arrivèrent à York, au nombre de plusieurs mille , les f rancs-tenanciers et les fermiers qu'an avait pris soin de n'y point appeler; ils avaient, disaient-ils, le même droit q\ie les gentilshommes à délibérer sur les affaires du comté, et se présentèrent à la porte
{}) Le 9 mai 1642. Lettre du comité dTork au parlement, dans la Pari, Hist.y t. H, col. 1222. — Clarendon, Hist. pf Ihe rebell.y t. III, p. 249-256.
(2) Ihid.y t. III, p. 281 et suiv.
(3} Le 15 mai 1642. May, Hist. du Long-Pari, 1. 1, p. 332 et suivantes, dans ma Collection.